Pour leurs travaux, les copropriétaires parisiens privilégient ce qui se voit

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Lorsqu’ils se lancent dans des travaux, les copropriétaires parisiens soignent avant tout la façade, le toit et la cage d’escalier selon une étude de l’Adil 75. Les travaux d’économies d’énergie sont bien plus délaissés.

Les travaux c’est cher, mieux vaut donc que leur résultat soit le plus visible possible. C’est en résumé, le principal enseignement d’une étude menée par l’Adil 75 (agence départementale d’information sur le logement). Après avoir interrogé 500 copropriétaires, l’organisme relève que plus de 60 % d’entre eux votent le plus fréquemment les travaux liés au ravalement de la façade, à la réfection de la toiture ou à celle de la cage d’escalier. Ils reconnaissent attacher une grande importance à l’apparence de leur immeuble, car selon eux, une façade entretenue, un hall d’immeuble fraîchement rénové apportent une plus-value esthétique à l’immeuble et peuvent faciliter une négociation en cas de revente. Concernant le ravalement, il est d’autant plus courant qu’il peut être imposé par la Ville, selon un arrêté municipal du 27 octobre 2000. Et la copropriété encourt des amendes si elle ne s’y tient pas.

Du coup, d’autres travaux comme un remplacement de chaudière, une mise aux normes électriques ou la pose de compteurs d’eau individuels, ont plus de mal à s’imposer rapidement. Même chose pour les travaux d’économie d’énergie, pourtant régulièrement encouragés par les pouvoirs publics. A en croire l’Adil, 90 % des chantiers réalisés ignoreraient encore l’objectif de performance énergétique. Quant aux travaux obligatoires (désamiantage, conformité de l’ascenseur, remplacement des canalisations en plomb…), ils sont évidemment effectués mais la plupart du temps, en retard.

Et si ces travaux prennent du retard, ce n’est pas par négligence mais généralement du fait de problèmes financiers ou du manque de disponibilité des entreprises chargées de les effectuer. Dans la grande majorité des cas (73 %), les chantiers sont financés avec la seule épargne des copropriétaires, les financements extérieurs n’intervenant que dans 27 % des cas. Dans 12 % des cas, ces copropriétaires ont souscrit un prêt bancaire pour boucler leur budget.

Il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de décrocher des aides. L’Adil pointe ainsi que seuls 4 % des copropriétaires interrogés ont eu recours à l’éco-PTZ (ce prêt finançant des travaux d’économie d’énergie) rappelant que seulement 38 éco-PTZ ont été distribués dans la capitale en 2014. L’assouplissement des conditions d’attribution, courant 2014, devrait améliorer la situation à l’avenir. Au total, les aides publiques ont pesé 9,41 millions d’euros à Paris l’an dernier, complétés par 2,8 millions d’euros apportés par la Ville.

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