Pour les syndicat d'Aulnay, la guerre est déclarée

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LES EMPLOYÉS DU SITE PSA D?AULNAY-SOUS-BOIS SOUS LE CHOC
LES EMPLOYÉS DU SITE PSA D?AULNAY-SOUS-BOIS SOUS LE CHOC

AULNAY-SOUS-BOIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Le syndicat CGT du site Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois a promis jeudi "la guerre" à la direction du constructeur automobile face à l'annonce de l'arrêt de la production en 2014 et la suppression de 3.000 postes.

Le premier syndicat du site, qui représente environ 30% des salariés et s'est montré très virulent, ne prévoit toutefois pas d'actions avant la rentrée de septembre.

En revanche, Sud, troisième syndicat (13%), demande au groupe de "revenir immédiatement sur sa décision" et appelle d'ores et déjà à un blocage illimité de la production, dans la continuité du mouvement lancé jeudi.

Le Syndicat indépendant de l'automobile (SIA), second syndicat du site (28%), a appelé pour sa part à la reprise du travail vendredi. "Mais les salariés sont laminés, c'est vraiment difficile", a dit Tania Susset, déléguée du SIA.

Les salariés du site ont cessé spontanément le travail jeudi matin à l'annonce du plan de la direction et l'usine est restée à l'arrêt pendant une grande partie de la journée.

Plusieurs centaines de salariés ont manifesté devant l'une des entrées de l'usine en début d'après-midi.

"Varin nous a déclaré la guerre, on va lui faire la guerre. On va vendre notre peau le plus cher possible", a dit à Reuters Jean-Pierre Mercier, délégué CGT de l'usine, à propos du président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin.

Il a précisé que les salariés allaient "monter en puissance" à partir du mois de septembre après avoir établi au préalable un plan de bataille.

Il a ajouté que les syndicats voulaient s'adresser à tous les salariés qui sont actuellement dans la même situation en France, par exemple ceux d'Air France sur le site proche de Roissy.

"On a une capacité à faire du mal à Peugeot", a-t-il dit.

Au total, le constructeur automobile a annoncé son intention de supprimer 8.000 postes supplémentaires sur ses sites français face à la dégradation du marché européen.

Le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, a qualifié de "séisme" cette annonce.

Gérard Bon, édité par Emmanuel Jarry

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  • crcri87 le jeudi 12 juil 2012 à 22:08

    Il déclarent la guerre ! et dire que si c'était une vraie guerre ils se planqueraient !!!

  • M169421 le jeudi 12 juil 2012 à 21:04

    Et quand on sait que ce n'est que le début!Au gouvernement de faire en sorte de conserver les entreprises et de faire une place aux travailleurs.Pas taxer,ponctionner et ne faire que redistribuer la sueur à des fainéants qui profitent,cependant,du système en place.Il faut arrêter de donner.Les français ne savent même plus ce qu'est le travail.Par contre se plaindre,pas de problème!