Pour les islamistes tunisiens, la charia aura son heure

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REPORTAGE - Au congrès du parti Ennahda, les militants savourent une liberté retrouvée mais appellent déjà la direction à des positions plus tranchées.

Najet et Leïla sont venues «pour se retrouver entre copines». Deux femmes aux voiles dorés, la quarantaine, qui boivent un thé à la cafétéria du palais des congrès du Kram. «C'est important d'être là, explique Najet, fonctionnaire à Haffouz, près de Kairouan. Ennahda fait partie de notre histoire. Moi, j'y ai adhéré en 1989, lorsque j'étais étudiante. Depuis, nous ne pouvions plus nous fréquenter entre nous.» À leurs côtés, Noureddine Jelassi écoute, tout sourire. Il était leur professeur à l'université de Tunis et les présente comme ses filles: «Je ne les avais pas vues depuis 1989 à cause de la répression de Ben Ali. C'est notre premier congrès libre en Tunisie depuis vingt-trois ans. Grâce à la révolution, nous n'avons plus à nous cacher.»

Profil des militants rencontrés: classe moyenne, enseignants, fonctionnaires, francophones pour certains, diplômés souvent. Dans les allées, les femmes portent toutes le hidjab, simple voile, alors que très

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