Pour les grévistes des raffineries Normandie et Gravenchon, « la radicalisation, c'est le 49.3 »

le
0
Du personnel grèviste de la raffinerie Exxon Mobil de Gravenchon se réunit, le 24 mai 2016 à l'entrée du site, alors que la grève vient d'être votée pour protester contre la loi Travail.
Du personnel grèviste de la raffinerie Exxon Mobil de Gravenchon se réunit, le 24 mai 2016 à l'entrée du site, alors que la grève vient d'être votée pour protester contre la loi Travail.

Le conflit autour des sites pétroliers s’est encore durci mardi, alors que la contestation de la loi travail doit s’intensifier mercredi.

« Ça y est, on est huit raffineries sur huit en grève ! » Au local de la Confédération générale du travail (CGT) de la raffinerie Total Normandie – la plus grande de France – à Gonfreville-L’Orcher, près du Havre, c’est l’effervescence mardi 24 mai. L’infrastructure voisine de Gravenchon (Exxon Mobil) est entrée en grève et en phase d’arrêt de ses installations dans la matinée, rejoignant celles de Normandie (Total), Feyzin (Total) et Donges (Total), à l’arrêt total, celle de La Mède Provence (Total), en fonctionnement minimum, et celles de Fos (Exxon Mobile) et Lavéra (Petroineos), en grève également, détaille Thierry Defresne, délégué CGT Total.

A la raffinerie de Normandie, le mouvement a été lancé il y a une semaine, lors de la journée d’action nationale du mardi 17 mai. Il s’est aussitôt accompagné de barrages bloquant l’accès à toute la zone industrielle du Havre. « Même en grève, on est obligés d’aller travailler, on est sur un site Seveso qui tourne 24 heures sur 24, 365 jours de l’année. Donc on assure les relèves, mais on a exigé l’arrêt des expéditions de produits. Et vendredi, il y a eu un ras-le-bol, on a voté l’arrêt complet des installations, pour pouvoir exercer pleinement notre droit de grève », explique M. Defresne. Les barrages ont été levés spontanément lors de cette décision de l’arrêt de la plateforme pétrolière. Aujourd’hui, environ 50 % du personnel d’exploitation a cessé son activité, selon la CGT. « On ne veut pas entendre parler du mot blocage ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant