Pour les Frères musulmans, le salut est dans les urnes

le
0
DÉCRYPTAGE - Les ikhwan ont répondu les premiers à l'appel au dialogue de l'armée en vue de préserver le calendrier électorale.

 

Par Tangi Salaün.
Par Tangi Salaün.

 

Vendredi, les Frères musulmans ont joué aux pyromanes en mobilisant leurs troupes sur la place Tahrir pour réclamer un transfert rapide du pouvoir aux civils. Mardi, ils se sont improvisés pompiers en répondant les premiers à l'appel au dialogue lancé par le Conseil suprême des ­forces armées (Scaf), afin de trouver une porte de sortie à la crise.

En acceptant cette main tendue, les ikhwan espèrent empêcher un report des élections législatives, censées débuter lundi et dont le parti Liberté et Justice (PLJ), branche politique de la confrérie islamiste, est favori. C'est pour cela qu'ils n'ont pas endossé la candidature au poste de premier ministre de Mohamed El­Baradei, évoquée avec insistance mardi au Caire. Le Prix Nobel de la paix, dont ils ont soutenu la «campagne pour le changement» sous Moubarak, est en effet favorable à une inversion du calendrier de la transition, prônant l'adoption de la Constitution avant les élections.

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant