Pour les Français, l'entraide familiale est sacrée

le
0

Un Français sur deux estime qu'il n'y a pas de limite pour aider ses enfants. Le sentiment que les jeunes auront plus de mal dans la vie inquiète parents et grands-parents.

Pour 90 % des Français, c'est une évidence, et pour 87 % un devoir moral: l'entraide familiale est une valeur sacrée en France. Mais pour une très grande majorité (76 %) de nos compatriotes, c'est aussi un plaisir, selon l'enquête menée par la Carac, mutuelle d'épargne, en partenariat avec l'institut TNS Sofres.

Les séniors sont les plus généreux, les plus inquiets aussi pour leurs enfants: 60 % des 65/70 ans estiment qu'il n'y a pas de limite pour les aider. Gâtés par l'histoire, «ils se sentent aujourd'hui redevables face à une jeunesse qui évolue dans un contexte économique moins favorable» relève l'étude. Beaucoup de parents désirent d'ailleurs aussi continuer à soutenir leurs enfants même à l'âge adulte.

Parler d'argent, mais pas du décès ou de la dépendance

Si la quasi-totalité des Français parle d'argent au sein du cercle familial (50 % de temps en temps et 23 % souvent), certains sujets restent néanmoins tabous dans de nombreuses familles. Peur d'inquiéter les enfants, envie de parler de choses plus joyeuses, pour 48 % des sondés, le sujet le moins abordé «tourne autour du risque que l'un des membres de la famille soit victime d'un accident. Parallèlement, parmi ceux qui ont des parents ou des grands-parents à l'âge avancé, 48 % ne parlent pas de décès et 45 % n'abordent pas la perte d'autonomie» relate l'étude.

Les parents qui épargnent pour l'avenir de leurs enfants, eux, sont partagés sur l'intérêt d'en discuter en famille. Si la majorité (58 %) en parlent, parce que la transparence facilite les discussions sur l'entraide financière au sein de la famille, 42 % préfèrent garder leur silence de peur que l'argent soit utilisé à mauvais escient (20 %), ou pour donner aux enfants le sentiment qu'ils doivent se débrouiller seuls (16 %). Certains ont décidé que l'information ne serait donnée qu'en cas de besoin (18 %).

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant