Pour le syndicat Alliance, la protection de "Charlie Hebdo" était "un luxe"

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Protection policière devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, en 2006.
Protection policière devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, en 2006.

"INADMISSIBLE !!!" Voilà comment le syndicat de police Alliance considérait la protection de Charlie Hebdo, selon un tract d'avril 2013 publié mercredi par Le Canard enchaîné. "Le 4 avril, lors d'une audience auprès du directeur de la DOPC, nous avons exigé l'arrêt immédiat de la mission Charlie Hebdo !" poursuit le tract. "Depuis plus de 7 mois, les compagnies d'intervention fournissent jusqu'à 9 collègues par jour pour la protection des locaux privés d'un journal", s'indignait encore le syndicat.

Plus édifiant au regard des événements récents, Alliance motivait ses exigences par sa "bonne intuition". Et comparait la protection de Charlie Hebdo à "une tâche indue" et à "un luxe".

"Un coup bas"Le Canard enchaîné précise que la protection avait été maintenue, mais que des rondes aléatoires avaient remplacé la "garde statique permanente" devant les locaux.

Joint par Rue89, Pascal Disant, du syndicat Alliance, a dénoncé "un coup bas". "Le Canard enchaîné a publié l'extrait de notre tract et pas le document intégral. Nous ne ferons donc aucun commentaire", a-t-il ajouté avant de refuser de préciser à Rue89 la teneur du document entier : "On se gardera bien de vous le dire. C'est une fausse polémique qui vient de la concurrence syndicale. Et sachez de toute façon que si trois, quatre ou cinq policiers avaient été postés devant les locaux de Charlie Hebdo, il y aurait...

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  • M1903733 le mercredi 21 jan 2015 à 21:24

    Et tous les imposables payaient pour ce torchon.