Pour le Medef, le gouvernement a tort de limiter les prix du gaz

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LE MEDEF JUGE QUE LE GOUVERNEMENT A TORT DE LIMITER LES PRIX DE L'ÉNERGIE
LE MEDEF JUGE QUE LE GOUVERNEMENT A TORT DE LIMITER LES PRIX DE L'ÉNERGIE

PARIS (Reuters) - La présidente de l'organisation patronale Medef, Laurence Parisot, a estimé mardi que le gouvernement avait tort de limiter la hausse des tarifs de l'énergie, une mesure qui pourrait nuire, d'après elle, à la compétitivité de GDF Suez.

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie Delphine Batho a annoncé lundi une hausse du gaz et de l'électricité limitée à l'inflation, soit 2%.

L'administration a saisi pour avis le Conseil supérieur de l'énergie et la Commission de régulation de l'énergie de ses projets d'arrêtés pour le gaz et l'électricité.

"Le gouvernement n'a pas raison quand il cherche à se substituer à la direction d'une entreprise", a estimé Laurence Parisot sur LCI.

"Nous avons une entreprise, GDF Suez, qui est en concurrence avec des entreprises mondiales, et cette entreprise, on a envie (...) qu'elle reste une entreprise leader, et même qu'elle devienne la numéro 1 à l'échelle de la planète dans son secteur", a-t-elle ajouté.

"Pour ça elle a besoin d'investir, elle a besoin d'être compétitive, et il ne faut pas la forcer d'une manière déconnectée du réel à avoir des prix qui ne correspondent pas à son financement et à ses besoins."

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déjà annoncé la semaine dernière que les prix du gaz n'augmenteraient pas au-delà de l'inflation, prenant le risque d'un nouveau conflit avec GDF Suez.

Le groupe a en effet réclamé une hausse de l'ordre de 5% en juillet avant, selon la presse, de revoir ses exigences à la baisse en demandant une augmentation de 4,1%.

Le Conseil d'Etat, saisi par GDF Suez, doit en outre se prononcer d'ici peu sur l'annulation d'un arrêté qui gelait les tarifs réglementés de vente de gaz naturel pour les ménages du 1er octobre au 31 décembre 2011.

La juridiction administrative pourrait également contraindre le nouveau gouvernement à appliquer une hausse rétroactive de la facture payée par les ménages français sur cette période.

Cette hausse de la facture devrait atteindre jusqu'à 10% pour répercuter l'augmentation des coûts d'approvisionnement en gaz naturel de GDF Suez.

La décision du Conseil d'Etat pourrait intervenir dès ce mardi, selon des sources proches du dossier.

Chine Labbé et Benjamin Mallet, édité par Patrick Vignal

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  • ddt15 le mardi 10 juil 2012 à 12:02

    le prix du gaz sur les marches internationnaux n a jamais ete aussi bas, la production de gaz de schiste aux etats unis a permis de diviser le prix par 3. en france on negocie avec l algerie et l urss, on exploite pas notre gaz de schiste, a cause des ecolos bobos.

  • francoda le mardi 10 juil 2012 à 11:56

    Elle a raison Laurence Parisot; il y en a marre de ces interventions d'état qui pénalisent les entreprises. Si des ménages n'ont pas les moyens, c'est à l'état de leur attribuer de quoi payer pour se chauffer, pas à GDF...

  • rmiossec le mardi 10 juil 2012 à 11:54

    oui ma petite Dame, MAIS qu'avait fait Fillon ???? ===> gelée l'augmentation, c'est mieux bien sûr

  • M140210 le mardi 10 juil 2012 à 11:54

    Le gaz baisse partout dans le monde, mais en France le coût des approvisionnements augmente. Faut surement qu'on aille voir chez les opérateurs français comment ils négocient.

  • M7210200 le mardi 10 juil 2012 à 11:16

    ben oui vaut mieux que les gens meurent de froid je parle des menages a faible revenus n'est pas mme parisot. Un jour vous devrez regardez vos actes ici bas et ça sera tres dur pour votre conscience