Pour le futur chef du Pentagone, les USA doivent se préparer à faire face à la Russie

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    WASHINGTON, 12 janvier (Reuters) - L'ex-général James 
Mattis, choisi par Donald Trump pour diriger le Pentagone dans 
la prochaine administration, a déclaré jeudi au Congrès que les 
Etats-unis devaient se préparer à faire face au comportement de 
la Russie dans les domaines où les deux pays ne peuvent pas 
coopérer. 
    Le militaire issu du corps des Marines, qui était entendu 
par la commission sénatoriale des Forces armées, n'en apporte 
pas moins son soutien à la volonté du futur président des 
Etats-Unis de renouer des liens avec Moscou. 
    "Nous avons noué un dialogue avec la Russie même aux heures 
les plus sombres de la Guerre froid, et je soutiens le désir du 
président élu de nouer un dialogue avec la Russie à présent", 
écrit-il dans des propos adressés au Congrès avant son audition 
dans le cadre du processus de confirmation de sa nomination. 
    "Dans le même temps, lorsque nous identifierons d'autres 
domaines où nous ne pouvons pas coopérer, nous devrons affronter 
le comportement de la Russie et nous défendre si la Russie 
choisit d'agir à l'encontre de nos intérêts", ajoute-t-il. 
    Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, a admis mercredi 
lors de sa première conférence de presse organisée en tant que 
président élu que la Russie était vraisemblablement à l'origine 
des cyberattaques contre la direction du Parti démocrate lors de 
la campagne présidentielle. 
    Mattis a évoqué l'implication russe dans ces cyberintrusions 
de même que dans la "guerre de l'information" au nombre des 
défis que soulève la Russie. Il a aussi énuméré des violations 
de traités, des opérations de déstabilisation de pays tiers et 
les "messages alarmants émanant de Moscou concernant 
l'utilisation d'armes nucléaires". 
    En plus de la procédure classique de confirmation de sa 
nomination, l'ex-général Mattis, 66 ans, va devoir obtenir une 
dérogation du Congrès: il n'a en effet quitté les rangs de 
l'armée qu'en 2013, quand la loi rend techniquement inéligible à 
la tête du Pentagone les ex-militaires n'ayant pas été rendus à 
la vie civile depuis au moins sept ans. 
    "Je reconnais que mon potentiel rôle civil diffère en 
essence et en substance de mon ancien rôle sous l'uniforme", 
indique Mattis dans son propos liminaire dont le texte a été 
diffusé à l'avance. 
 
 (Phil Stewart et Idrees Ali; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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  • charleco il y a 10 mois

    Si Trump commence à se plier aux exigences de la cia, il est fichu.