" Pour le BNY Mellon Global Real Return Fund, la qualité de l'analyse prend le pas sur l'allocation d'actifs"

le
0
(NEWSManagers.com) - Entretien avec Robert Stewart, director of investment chez Newton Investment Management


En 2010, BNY Mellon Asset Management a fait le gros de sa collecte pour la France sur le BNY Mellon Emerging Markets Debt Local Currency Fund géré par Alexander Khozhemiakin, de Standish. Cette année, le gestionnaire américain va " pousser" principalement dans notre pays le BNY Mellon Global Real Return Fund (EUR) que gère James Harries, chez Newton, une autre des 20 boutiques du groupe. Newsmanagers s'est entretenu de ce produit avec Robert Stewart, le patron de l'investissement de Newton.

Newsmanagers : Quel est l'objectif de performance du fonds BNY Mellon Global Real Return Fund en euros ?

Robert Stewart : En fait, il s'agit de la version européenne d'une stratégie qui a été lancée au Royaume-Uni en 2004 et affiche 2,97 milliards de livres d'encours (dont 1,67 milliard de souscriptions sur 12 mois) à fin décembre au Royaume-Uni. Le fonds européen " tout terrain" de droit irlandais (111,9 millions d'euros au 31 décembre 2010) vise une surperformance de 400 points de base par rapport à l'euribor 1 mois, ou plus, sur une période de cinq ans, avec une volatilité (actions, obligations) d' environ 10-12 %. La version américaine du fonds pèse 37 millions de dollars.

NM : Comment fonctionne cette stratégie et comment se structure-t-elle ?

R. S. : Elle se veut simple et compréhensible, long-only et peut utiliser les dérivés Elle se distingue par une sélection rigoureuse de titres, une diversification mondiale à travers l'ensemble des classes d'actifs et l'utilisation de dérivés non complexes pour capturer des performances robustes et protéger le capital quelles que soient les conditions de marché. Et, au départ, elle se fonde tout bonnement sur une saine analyse de ce qui se passe dans le monde.

NM : Pourriez-vous expliciter ce point ?

R. S. : C'est tout simple : nous essayons d'identifier les tendances lourdes de l'économie mondiale. Comme par exemple le changement permanent, les évolutions démographiques, le retour des pouvoirs publics, le rééquilibrage pays développés/pays émergents, les besoins en technologies et en équipements médicaux; le risque de résurgence de l'inflation, les problèmes d'approvisionnement énergétique, l'avènement d'un monde connecté, les préoccupations liées à l'environnement, les chantiers de construction et de reconstruction, ou le retard accumulé par les grandes capitalisations. Sur tous ces thèmes, nous focalisons notre attention pour éviter le risque.

NM : Est-ce pour autant un fonds d'allocation d'actifs ?

R. S. : Certainement pas, puisque - chez nous - l'analyse économique de haute qualité précède cette allocation d'actifs qui n'est qu'un moyen de poursuivre l'analyse avec d'autres moyens, pas une simple réaction à l'évolution des différents marchés. Et nous ne sommes pas obnubilés par le risque pour autant. Au contraire, il en faut : nous ne perdons pas de vue que nous sommes là pour gagner de l'argent. Pour autant, si le c?ur du portefeuille peut afficher quelque volatilité, nous utilisons les satellites (or, ETF, ETC, paires de devises) pour stabiliser l'ensemble.

NM : Quelles sont vos classes d'actifs préférées ?

R. S. : Actuellement, nous avons 60 % d'actions en portefeuille (55 titres), dont 11 % de couvertes avec des " puts" sur l' Eurostoxx 50, avec des " calls" sur les Treasuries américains et sur le dollar relatif au dollar australien (tous ayant tendance à avoir une corrélation négative avec des actifs à risque). Il n'y a pas de banques parmi elles, car nous préférons les actions de sociétés solides, avec des rendements élevés, de faibles valorisations et un risque réglementaire moindre.

info NEWSManagers

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant