Pour la Maison blanche le reporter décapité n'a pas été vendu à l'EI

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WASHINGTON, 10 septembre (Reuters) - Les Etats-Unis n'ont pas d'information indiquant que le journaliste américain décapité Steven Sotloff a été "vendu" aux combattants de l'Etat islamique par des rebelles syriens modérés, a déclaré mardi le porte-parole de la Maison blanche Josh Earnest. Le porte-parole de la famille Sotloff, Barak Barfi, a déclaré lundi soir sur CNN que la famille Sotloff estimait que l'Etat islamique avait versé 50.000 dollars aux rebelles qui ont dit à l'EI que le journaliste israélo-américain de 31 ans était entré en Syrie. "D'après les informations qui m'ont été fournies, je ne crois pas que ce soit vrai", a déclaré Josh Earnest lors d'un point de presse. Il a cité une enquête du FBI sur la mort de Steven Sotloff, qui porte notamment sur "la façon dont M. Sotloff a pu tomber dans les mains de l'EIIL". L'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant) est l'ancien nom de l'Etat islamique. Les djihadistes ont diffusé le 2 septembre une vidéo montrant la décapitation du journaliste, qui avait été enlevé en Syrie en août 2013. Selon Barack Barfi, la famille a appris par "des sources sur le terrain" qu'un membre d'un groupe rebelle syrien modéré avait contacté l'Etat islamique au sujet de Steven Sotloff. Il a confirmé ces commentaires à Reuters mardi. Selon Barak Barfi, la famille est déçue par la façon dont l'administration Obama a géré le dossier. Il a précisé que la famille prendrait bientôt la parole. Le président des Etats-Unis doit s'adresser à la nation mercredi soir pour expliquer son plan de lutte contre l'Etat islamique. Depuis début août, les Etats-Unis mènent des frappes ciblées contre l'EI en Irak. (Doina Chiacu, David Adams et Jeff Mason; Danielle Rouquié pour le service français)

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