Pour la Fête des mères, offrez des «Fleurs de France»

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L'immense majorité des roses offertes à toutes les mamans ce week-end n'auront pas été cultivées en France. Pour se donner de la visibilité, les horticulteurs français créent leur propre logo.

Bonne fête, maman! 10 % des Français souhaiteront ce dimanche une bonne fête à leur mère en offrant des fleurs… Une aubaine pour les 15.000 fleuristes de l'Hexagone ou les sites spécialisés, qui voient leurs ventes démultipliées pour l'occasion. «La Fête des mères est le moment de l'année où l'on offre le plus de fleurs, devant la Saint-Valentin ou Noël, rappelle Jean-Marc Vasse, délégué général de l'interprofession horticole, Val'hor. Cela représente en moyenne 46 % du chiffre d'affaires de mai pour un détaillant.»

Pour le site spécialisé Aquarelle, les ventes pour la Fête des mères représentent 10 % de ses ventes annuelles, soit quelque 3,5 millions d'euros. «Nous réalisons un peu plus de 100.000 expéditions à travers le pays, dix fois plus qu'une semaine normale, explique Mehdi Adem, son responsable de la production. Par variétés, la rose arrive en tête avec 3 millions de tiges vendues, devant la pivoine et ses 300.000 tiges.»

Mais, au risque de décevoir les amoureux du «made in France», les roses qu'ils vont offrir à leur maman dans plus de neuf cas sur dix - comme 85 % des fleurs coupées vendues en France - n'auront pas été produites dans l'Hexagone… Mais très loin, à des milliers de kilomètres: au Kenya, en Équateur ou en Colombie, après un transit par la Hollande, la plaque tournante des fleurs coupées en Europe. «La rose voyage très bien en avion-cargo et coûte nettement mois cher à produire dans ces pays», indique Jean-Pierre Mariné, président du Conseil horticole de FranceAgriMer.

Pivoines, anémones, œillets...

Pour redonner des couleurs aux fleurs nationales, les horticulteurs français ont inventé un logo («Fleurs de France») «avec un hexagone bleu-blanc-rouge». Lancé il y a trois mois au Salon de l'agriculture à Paris, il peine pour l'heure à séduire les fleuristes. «Seuls 13 % l'ont adopté», reconnaît Jean-Marc Vasse. Et pour cause! Pour être estampillé Fleurs de France, le bouquet doit comporter au moins 50 % de fleurs produites dans l'Hexagone. Or la production y est réduite à quelques spécialités: pivoines, anémones, œillets… Un peu light pour offrir un beau bouquet «made in France» à sa maman. Pas de quoi arrêter Stéphane Le Foll, qui va, en bon défenseur du patrimoine national, se transformer en VRP des Fleurs de France. Le ministre de l'Agriculture se rendra dimanche sur le marché des Jacobins au Mans pour acheter des fleurs avec le logo de France… qu'il offrira à sa maman.

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