Pour la BDF, la France doit baisser en priorité ses dépenses

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La BdF INVITE LA FRANCE À CONCENTRER SES EFFORTS SUR LA DÉPENSE PUBLIQUE
La BdF INVITE LA FRANCE À CONCENTRER SES EFFORTS SUR LA DÉPENSE PUBLIQUE

PARIS (Reuters) - La France doit donner la priorité à la réduction des dépenses publiques pour atteindre ses objectifs de déficits et mener des "actions de grande ampleur" pour ramener ses régimes sociaux à l'équilibre, estime le gouverneur de la Banque de France.

Dans sa lettre introductive au rapport annuel de l'institution présenté mardi, Christian Noyer appelle aussi le gouvernement à continuer d'?uvrer pour améliorer la compétitivité des entreprises et défend une nouvelle fois la nécessité d'une réforme du marché du travail.

Coïncidence des dates, il a formulé ces recommandations à la veille de l'annonce, par la Commission européenne, des réformes qu'elle voudrait voir la France engager en échange du délai de deux ans concédé pour ramener son déficit public à 3% du PIB.

Son intervention précède en outre de quelques semaines le début de la consultation sur une nouvelle réforme des retraites que le gouvernement veut faire voter cet automne, un exercice très délicat à mener dans une conjoncture dégradée.

En attendant, l'introduction du rapport annuel de la Banque de France prend des allures de bilan des douze premiers mois du gouvernement de François Hollande, dont le gouverneur salue des réalisations mais qu'il invite à aller plus loin.

C'est le cas pour la lutte contre les déficits des finances publiques, dont il concède que la hausse des prélèvements intervenue dans un premier temps était sans doute nécessaire "pour obtenir des résultats rapides".

Mais, pour lui, atteindre les objectifs affichés, à savoir un retour à l'équilibre structurel à l'horizon 2016, "nécessite à présent de concentrer les efforts sur la dépense publique" compte tenu du haut niveau de la pression fiscale.

Le gouvernement s'est déjà engagé à ce que, pour 2014, l'effort de consolidation budgétaire repose pour un tiers seulement sur les prélèvements et deux tiers sur une baisse des dépenses qu'il lui reste à expliciter.

Christian Noyer fait une série de recommandations à ces fins, estimant notamment qu'une baisse tendancielle du nombre de fonctionnaires, "très élevé en France au regard des pays comparable", doit être "un objectif stratégique de long terme".

DÉSINDEXATION INDISPENSABLE POUR LES RETRAITES

Le gouvernement ayant choisi pour l'instant de simplement geler les effectifs de la fonction publique d'Etat, il propose de ralentir le "glissement vieillesse technicité", ce dispositif qui fait que, même avec un point d'indice gelé, comme c'est le cas depuis deux ans, la masse salariale de la fonction publique continue de progresser.

Il défend aussi la nécessité d'une "simplification radicale de l'empilement des structures administratives", un exercice à peine esquissé mais qui se heurte à une farouche opposition des élus locaux, qu'ils soient des régions ou des départements.

Le gouverneur s'inquiète d'autre part de la trajectoire "pas soutenable en l'Etat" des déficits sociaux et souhaite là aussi une action sur les dépenses, estimant qu'une "désindexation temporaire partielle" des prestations par rapport à l'inflation "pourrait se justifier"

Une désindexation lui semble même "indispensable" pour la réforme des retraites à venir, pour que l'effort ne porte pas seulement sur les actifs sous forme d'allongement de la durée de cotisation ou d'abaissement de l'âge minimum de départ.

Pour Christian Noyer, cette réforme ne saurait en outre passer par une hausse des cotisations des entreprises pour ne pas nuire à leur productivité déjà faible.

S'il salue les efforts entamés par le gouvernement pour l'améliorer, avec le crédit d'impôt compétitivité emploi, il souligne qu'ils doivent être poursuivis.

S'agissant du marché du travail, un sujet qui devrait aussi être évoqué mercredi par la Commission européenne, il s'interroge sur l'efficacité des aides à l'emploi et estime que des marges d'amélioration existent dans de nombreux domaines.

Pour rétablir les comptes de l'assurance chômage, il juge qu'on doit jouer sur le taux de remplacement du salaire mais qu'il faudra attendre une conjoncture meilleure pour envisager une baisse nécessaire de la durée d'indemnisation.

Plus généralement, il déplore que les politiques publiques soient "trop orientées vers la préservation d'emplois passés au détriment, parfois, de la création d'emplois futurs".

édité par Yves Clarisse

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  • jean4178 le mardi 28 mai 2013 à 17:37

    mais oui mais les fonc ont dis qu'ils étaient déjà au taquets... peuvent pas plus... et puis si dépenses baissent ça va diminuer la croissance, moi je dis qu'il faut la doubler voire la tripler !

  • M2135936 le mardi 28 mai 2013 à 16:46

    Il est certain qu'avec seulement 9 milliards de cotisations salariales pour 45 milliards de pensions versées le problème du déficit provient des retraites des fonctionnaires.4 de cotisation patronale pour 1 de cotisation salariale c'est insoutenable.L'Etat devrait commencer par balayer devant sa porte !!!!!!

  • M2723293 le mardi 28 mai 2013 à 15:56

    Vous m'avez mal compris, tout le monde est d'accord sur le remède à condition qu'il s'applique aux autres.Si j'étais homme politique je ferais fi des manifs et je m'en irai après avoir fait la saignée.Combien de "médecins de la France" oseraient se suicider après avoir appliqué la médecine ?

  • dgui2 le mardi 28 mai 2013 à 15:13

    @M272 Vous pouvez toujours faire toutes les manif's que vous voulez (pour faire reculer le gvt). Mais le monde est ouvert: aujourd'hui, c'est l'étranger qui compte les points en France.... Vu de Pékin ou même de Berlin, vos manif's ne pèseront pas lourd. Désolé, j'espère que je ne vous choque pas...

  • dgui2 le mardi 28 mai 2013 à 15:08

    @M272: Si vous en êtes encore à vous demander ce que veulent ou ne veulent pas les Français, c'est que vous ne comprenez pas la situation. Mr Noyer n'est pas en train de DEMANDER aux Français. Simplement, il nous DIT ce qu'il en est....

  • M4960905 le mardi 28 mai 2013 à 14:45

    Ce discours est assez cocasse pour une institution dont les salariés sont les mieux traités de France et rappelle les invocations de Trichet qui appelait les entreprises à la modération salariale. On doit fermer la BDF qui ne sert à rien et coûte très cher au pays.

  • M2723293 le mardi 28 mai 2013 à 14:42

    Tout cela me semble de bon sens Monsieur NOYER, mais mouillez-vous !On commence par quoi et par quelle manif ? Qui compte les points ?Que veulent les Francais ? Moins de remboursement, moins d'allocs, moins de retraite ?J'ai peur que vos conseils soient d'une banalité qu'un première année de science éco serait capable de verser au dossier avec mauvaise note à l'appui.

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