Pour l'UBP, les asset managers vont devoir modifier leurs gammes de fonds

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(AOF) - Les sociétés de gestion vont sans doute revoir leurs offres de fonds dans un contexte de resserrement des liquidités, met en garde l'Union Bancaire Privée (UBP) dans une analyse récente. "Face à l'inefficience des stimulations monétaires, la déconnexion serait bien réelle entre, d'une part, les réalités économiques défaillantes et, d'autre part, le positionnement des fonds désormais exagérément pro cycliques. Cela impliquerait le déploiement de nouvelles propositions et une profonde refonte des gammes de fonds", écrit ainsi Michael Lok, coresponsable de la gestion d'actifs à l'UBP.

Qualifiant ce scénario de "plus réaliste", le gérant n'exclut tout de même pas une autre histoire pour les asset managers, à savoir "une poursuite de (leur) collecte grâce à leurs gammes pro cycliques actuelles, à condition que les politiques monétaires impactent enfin suffisamment la dynamique macroéconomique"

En fait, les sociétés de gestion sont confrontées à un changement de paradigme qui s'accompagne d'une montée des risques sur les marchés. "L'envolée récente de l'or, la plus importante depuis 2011, est probablement un signal de défiance des investisseurs face à des solutions d'investissement désormais perçues comme trop risquées", observe Michael Lok (UBP).

Avec la fin de la période "euphorique" faite de liquidités pléthoriques, entre 2008 et 2015, "la volatilité est de retour, amplifiée par les doutes profonds sur les effets réels et positifs de ces politiques. Les marchés ne sont pas nécessairement entrés dans une phase de correction durable, mais pour les activités d'asset management, ce retour explicite des risques pourrait de nouveau changer la donne", met en garde le coresponsable de la gestion de l'Union Bancaire Privée.

Car les déversements d'argent frais sur les marchés ont incité les investisseurs en quête de rendement, via les asset managers, à prendre plus de risques. Du côté des actions, ce sont les valeurs de croissance qui ont été privilégiées. De plus, "les gammes obligataires se sont diversifiées en investissant des territoires parfois moins liquides." Les sociétés de gestion doivent maintenant tenter d'en revenir sans trop de dégâts.

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