Pour Juncker, Cameron "a un problème" avec ses homologues de l'UE

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BRUXELLES, 5 novembre (Reuters) - Le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a estimé mercredi que le Premier ministre britannique David Cameron avait "un problème" avec ses partenaires européens et a prévenu qu'il défendrait son collège de commissaires face aux critiques "injustifiées". Pour sa première conférence de presse depuis son entrée en fonction, le 1er novembre, l'ex-Premier ministre luxembourgeois a dit n'avoir "aucun problème particulier" avec le chef du gouvernement britannique ou son homologue italien, Matteo Renzi. En revanche, a-t-il ajouté, "M. Cameron a un problème avec les autres Premiers ministres". Son propos risque d'accentuer la méfiance entre les deux hommes au moment où le chef du gouvernement britannique, sous la pression des eurosceptiques de l'UKIP, refuse de payer une contribution supplémentaire de 2,1 milliards d'euros au budget communautaire. (voir ID:nL6N0SV4SZ ) En juin, Cameron avait tenté vainement de s'opposer à la désignation de Juncker, qu'il qualifiait d'"initié bruxellois de carrière". Le Conseil européen avait finalement adopté la nomination par 26 voix contre deux. Lors du dernier sommet européen, le 24 octobre, David Cameron a été soutenu dans son rejet du nouveau calcul de la contribution britannique au budget de l'UE par le président du conseil italien, Matteo Renzi, qui a jugé que même les Pères fondateurs de la communauté européenne seraient devenus des eurosceptiques s'ils avaient été confrontés à la bureaucratie de l'UE. Devant les députés européens, Juncker a réfuté mardi être à la tête d'un "gang de bureaucrates". Mercredi, devant la presse, il a prévenu qu'il défendrait sa Commission contre les critiques injustifiées. "Dire que la Commission ne devrait pas se mêler de domaines qui relèvent de la coordination économique en Europe, dire qu'on n'acceptera pas de leçons de bureaucrates, cela revient à décrire la Commission d'une manière qui ne me satisfait pas", a-t-il dit. "Les tentatives visant à démanteler la Commission avant même qu'elle ait commencé à travailler, c'est une chose à laquelle je répliquerai", a-t-il ajouté. (Adrian Croft et Robin Emmott; Henri-Pierre André pour le service français)

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  • charleco le mercredi 5 nov 2014 à 18:03

    L'Angleterre a un problème avec l'Europe. Qu'elle s'en aille, cela nous fera de l'air et un chèque de moins à payer.