Pour Hollande, la rentrée de tous les dangers

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Pour Hollande, la rentrée de tous les dangers
Pour Hollande, la rentrée de tous les dangers

C'est aujourd'hui le Conseil des ministres de rentrée et aussi... de tous les dangers. Le chef de l'Etat et son gouvernement seront dans l'ardente obligation d'apporter, ou tout au moins d'esquisser, des réponses aux problèmes économiques qui se sont aggravés cet été. Or, la porte est étroite et les solutions comptées pour François Hollande et Manuel Valls, écartelés entre les contraintes financières et européennes qui les forcent à toujours plus de rigueur et une base politique qui les presse, au contraire, de lâcher du lest et de revenir à une politique de relance de la consommation. La quadrature du cercle.

Car, c'est bel et bien acquis aujourd'hui, aucune bonne fée ne se penchera sur le berceau de l'économie française cette année. Le scénario d'une reprise, appelée de ses voeux par François Hollande grâce à une politique de réduction massive du coût du travail -- autrement dit le pacte de responsabilité -- mettra du temps à produire ses effets sur l'emploi. Et encore, à condition, comme le soulignait Michel Sapin, le ministre des Finances, que les entreprises jouent le jeu... Or, du temps, Hollande et ses ministres en ont beaucoup perdu et n'en ont plus tellement. La croissance est en panne et ne devrait atteindre qu'un modestissime 0,5 % en 2014.

Pas de changement de cap

Pour Moody's, l'agence de notation qui fait la pluie et le beau temps sur la réputation financière d'un pays, il y a « la probabilité croissante » que l'engagement pris à Bruxelles par la France de se plier à la règle des 3 % de déficit en 2015 « ne soit pas respecté ». En perspective, un bras de fer avec Angela Merkel, la très disciplinée chancelière allemande, que Hollande sait d'ores et déjà perdu.

De quoi plomber l'horizon. Mais pas le cap fixé par l'exécutif... «Nous ne changerons pas de politique», vient de réaffirmer Manuel Valls. Il faut entendre «la politique de l'offre». Ce qui réjouit le Medef, mais pas la gauche ...

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  • M8252219 le mercredi 20 aout 2014 à 09:58

    A QUAND LES ÉCONOMIES À LA HAUTEURS DE NOS DÉFICITS. Réduction de moitié du nombre des députés,plafonnement de leurs indemnités,avantages,revenus et retraites à 5 fois le SMIG. suppression du sénat.Retour aux 40h hebdomadaire pour TOUS.La retraite à 65 ans pour TOUS. 3js de délais de carence en arrêt maladie pour TOUS.Terminé les promotions automatiques à l'ancienneté dans la fonction publique.Réduction de moitié du nombre des élus dans les nouvelles régions