Pour Hollande, heureusement qu'il y a la Chine !

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Après la communication à outrance et les boulettes fiscales, le président François Hollande tente de prendre de la hauteur à Pékin.
Après la communication à outrance et les boulettes fiscales, le président François Hollande tente de prendre de la hauteur à Pékin.

Le drapeau tricolore sur la place Tiananmen, quelques pas sur le tapis rouge avec le président chinois, la signature d'une déclaration commune pour parvenir à « un accord ambitieux et contraignant lors de la COP21 », un dîner officiel impressionnant : François Hollande est mieux reçu à Pékin qu'à La Courneuve ! Cette séquence tombe à point nommé, pour lui, parce qu'elle le met en scène dans un moment de légitimité sur la scène internationale, et fait avantageusement diversion. En l'espace de quelques jours, les efforts de communication de l'Élysée et du gouvernement ont été ruinés sur deux terrains particulièrement sensibles : la fiscalité et la proximité avec les Français.

Sur le front fiscal, le président a souligné à plusieurs reprises depuis l'été, notamment lors de sa conférence de presse de rentrée, que l'heure était aux baisses d'impôts pour les plus modestes et les classes moyennes. Des réductions visibles dès 2015, et accentuées en 2016. Mais ce qui tient le haut de l'affiche depuis quelques jours, ce sont au contraire les 250 000 retraités modestes qui ont reçu pour la première fois, cet automne, un avis d'imposition pour la taxe d'habitation ou la taxe foncière ou les deux. En cause : la suppression par le gouvernement Fillon de la demi-part fiscale pour des contribuables isolés, effective depuis 2014.

« Oublis » regrettables

L'année dernière, le gouvernement avait reculé l'échéance...

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