Pour François Fillon, ce sera 2017... ou rien

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Pour François Fillon, ce sera 2017... ou rien
Pour François Fillon, ce sera 2017... ou rien

Alain Juppé sait qu'à moins de 800 000 à un million de participants à la primaire à droite, il n'a guère de chance face à Nicolas Sarkozy. Pour François Fillon, s'il veut briguer le suffrage universel en 2017, c'est au moins trois fois cela. «Si on arrive à mobiliser trois millions de personnes de droite ou pas, je pense que j'ai toutes mes chances», explique-t-il dans une longue interview au nouveau magazine papier Society. 

Très actif dans la campagne pour les départementales, et dans la sienne pour la primaire ouverte de l'UMP, l'ancien Premier ministre annonce que c'est 2017 ou rien. Et s'il échoue, ce sera la retraite. «Je n'ai pas l'intention de rester dans la vie politique si je ne réussissais pas à me faire élire en 2017», tranche-t-il. 

A la manière de Nicolas Sarkozy qui affirmait qu'il quitterait la politique s'il échouait à obtenir des Français un second mandat ? François Fillon ne le dit pas. Le député UMP de Paris se concentre sur le scrutin qui se joue dans les départements dans deux semaines. Il multiplie les déplacements. «C'est une élection qui va compter beaucoup pour enclencher la dynamique de changement (...) Si nous gagnons les départementales et les régionales, nous serons en piste pour obtenir un changement radical en 2017», affirmait-il jeudi lors d'une réunion publique à Combs-la-Ville (Seine-et-Marne).

Des propositions pour un «programme de rupture»

Mois après mois, Fillon avance des propositions pour un «programme de rupture» qu'il veut «radicale». «Dans les deux ou trois mois qui suivent l'élection (présidentielle), il faut un commando qui arrive avec des textes déjà prêts, il faut que le parlement travaille tout l'été. Dans le premier trimestre, il faut faire passer la totalité des réformes stratégiques et même vous pouvez faire passer des mesures impopulaires. Si vous le faites tout de suite, vous ne bloquez pas le pays», analyse celui qui a été à Matignon ...

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  • M8743521 le dimanche 8 mar 2015 à 11:09

    Fillon est effectivement le seul candidat de droite a avoir un vrai programme de rupture, et une procédure réaliste pour l'appliquer par approbation préalable par les électeurs puis mise en œuvre immédiate par référendum si nécessaire. Quel autre homme politique est prêt à prendre un tel risque ?