Pour Floyd Landis, ce Tour est « dément »

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Le maillot jaune, Christopher Froome, à quelques mètres de l'arrivée, vendredi 22 juillet, à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie).
Le maillot jaune, Christopher Froome, à quelques mètres de l'arrivée, vendredi 22 juillet, à Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie).

L’ex-entraîneur de Festina, Antoine Vayer, analyse les performances des coureurs lors du Tour de France 2016.

Quel meilleur témoin trouver sinon le col final de l’étape du 23 juillet, la terrible ascension de Joux-Plane, 11,6 km à 8,5 % ? C’est la cerise sur le gâteau du Tour 2016 et le dernier de nos huit radars qui permettent de flasher les tricheurs en excès de watts. Il y en a pourtant un autre. Il s’appelle Floyd Landis. C’est le 10e anniversaire de la « chevauchée fantastique » (L’Equipe) du « héros d’un Tour pas comme les autres » (Le Parisien) sur une étape similaire ponctuée par ce col mythique.

Vendredi, pendant que Bardet apportait aux Français leur première victoire d’étape, nous avons passé la journée avec lui. Les meilleurs témoins, ce sont les vainqueurs, même déclassés, de la Grande Boucle. Floyd l’Américain s’était émancipé fin 2004 de l’équipe US Postal de Lance Armstrong, où il officiait en tant que « lieutenant aux jambes de pierre », pour l’équipe Phonak et un contrat d’un demi-million de dollars par an.

Poches de sang et hormones à gogo Au contact permanent du fameux dottore Ferrari, Floyd a pu, comme les autres membres de l’US Postal, se gaver de poches de sang réinjecté et d’hormones de croissance. Il retient la recette sans laquelle il n’aurait pas pu suivre les puissances imposées des leaders, voire se serait anémié. Ces deux méthodes, en 2016, sont toujours indétectables au contrôle antidopage et au suivi biologique pour qui sait les utiliser correctement, en micro-injections.

Armstrong n’a cessé, en 2005, de veiller à ce que Floyd ne gagne pas. Il est...

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