Pour Fillon, la question du maintien de Copé se posera mardi

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POUR FRANÇOIS FILLON, LA QUESTION DU MAINTIEN DE JEAN-FRANÇOIS COPÉ SE POSERA MARDI
POUR FRANÇOIS FILLON, LA QUESTION DU MAINTIEN DE JEAN-FRANÇOIS COPÉ SE POSERA MARDI

PARIS (Reuters) - Le bureau politique de l'UMP devra répondre mardi à la question de savoir si Jean-François Copé a toujours sa place à la tête du principal parti d'opposition après les révélations sur "l'affaire Bygmalion", a estimé jeudi François Fillon.

Le président de l'UMP, dont les opposants réclament le départ, est sous pression depuis les révélations de presse sur des soupçons de surfacturation en 2012 au profit de la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, pour des événements de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

"C'est une affaire qui est grave, qui porte sur des sommes qui sont considérables, qui correspond à des inquiétudes et à des craintes que j'avais formulées à plusieurs reprises", a déclaré jeudi François Fillon sur i>TELE.

À la question "Jean-François Copé a-t-il encore sa place en tant que président de l'UMP?", l'ancien Premier ministre a répondu: "Cette réponse, on la donnera mardi, on discutera de tout ça mardi."

"Je ne fais de procès à personne, je dis simplement que j'ai réclamé depuis longtemps un dispositif de gestion collective qui a toujours été refusé, et je pense que c'est évidemment aujourd'hui un facteur aggravant", a-t-il poursuivi.

Le maire de Meaux, qui estime que le succès "sans précédent" de la droite aux élections municipales de mars a assis sa légitimité, refuse d'envisager de passer la main. Son mandat à la tête de l'UMP expire en novembre 2015.

Il a promis des éclaircissements après les élections européennes de dimanche et demandé un rapport financier au directeur général du parti, mais a répété jeudi avoir des "interrogations" sur la gestion des comptes du parti en 2012.

"Ce que j'ai lu fait que j'ai eu des interrogations depuis quelques jours", a dit Jean-François Copé sur RTL.

"Sur ce point précis, je dis merci la presse", a-t-il ajouté, disant par ailleurs se "réjouir" que la justice ait ouvert une enquête.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • fouche15 le jeudi 22 mai 2014 à 12:45

    Partout où l'homme met la main dans l'agent des autres, il y a dérive. Ce Fillon disait en juillet 2007 que la France était en faillite, 5 ans plus tard il avait endetté la France de 515 milliards de plus, c'est à dire les contribuables. Misère, Misère que ces gens là.

  • rleonard le jeudi 22 mai 2014 à 12:09

    quand le premier article est sorti en février, il ne s'est pas interrogé mais il a parlé de diffamation et a porté plainte. Un dirigeant normal aurait commencé par vérifier avant de crier au scandale !!!

  • dratiser le jeudi 22 mai 2014 à 12:09

    ça promet encore de belles empoignades, copé ne peut pas se retirer ce serait se tirer une balle dans le pied , mettre fin à ses ambitionspresidentielles , partir sur un soupçon serait le pire pour lui ...

  • pbenard6 le jeudi 22 mai 2014 à 12:05

    copé est exécrable; ce type là est foncièrement malhonnète