Pour elles, un compte à régler

le , mis à jour à 07:00
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Pour elles, un compte à régler
Pour elles, un compte à régler

HANDBALL (F). FRANCE - RUSSIE. Il n'aura pas de plus belle occasion de régler le différend, de tirer son épingle des Jeux ! Appelé en janvier dernier au chevet d'une équipe de France en rupture avec Alain Portes, le sélectionneur qui lui avait succédé en 2013, Olivier Krumbholz (58 ans) n'en fait pas mystère. S'il a accepté de repartir au combat, c'est d'abord par amour pour cette maison bleue qu'il a bâtie de la cave au grenier avant de s'en faire expulser après quinze ans de travaux. Mais c'est aussi « pour régler un compte avec les Jeux ». « Les JO, j'y étais déjà allé quatre fois (NDLR : 5e en 2000, 4e en 2004, 5e en 2008, 2012) , précise-t-il. Dans l'absolu, je n'avais pas besoin d'y retourner une 5e. Ça s'accompagne de tant de souffrance et de pression que ce chantier ne vaut d'être vécu que s'il y a une médaille au bout ! »

Depuis jeudi soir et la qualification pour la finale face à la Russie, le sélectionneur a enfin vu son rêve devenir réalité. Mais maintenant que l'or lui tend les bras, il entend s'en saisir. Aux commandes de l'équipe championne du monde en 2003 et argentée à trois reprises (1999, 2009 et 2011), Krumbholz traîne en effet comme un fardeau d'être aussi l'incarnation de ses échecs répétés aux Jeux.

« Pour lui, c'est une véritable torture d'être le Poulidor du hand aux JO, glisse le DTN Philippe Bana. C'est une souffrance dont il porte les stigmates jusque dans son corps. Il y a un aspect obsessionnel dans le rapport d'Olivier aux Bleues. C'est une force qui lui a permis de réussir la greffe dont l'équipe avait besoin. Mais c'est aussi ce qui l'a fait souffrir au point de ne pas supporter l'échec de Londres (5e). Jamais je n'avais vu une équipe aussi dévastée par quelque chose qu'elle n'a pas su finir qu'en 2012. Mais il en a tellement chié que cette souffrance a créé une énergie incroyablement communicative. »

Grâce à cette énergie, ses filles sont aujourd'hui en ...

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