« Pour certains comme le Qatar, il y a une dimension politique »

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« Pour certains comme le Qatar, il y a une dimension politique »
« Pour certains comme le Qatar, il y a une dimension politique »

Cet ancien président des clubs de Lille et Lens est un fin connaisseur des opérations de rachat de clubs. Egalement producteur de cinéma (son dernier film, « la Couleur de la victoire », est toujours en salles), Luc Dayan analyse l'arrivée des investisseurs étrangers en France.

 

Pourquoi le football français intéresse-t-il tant à l'étranger ?

LUC DAYAN. Déjà parce que beaucoup de clubs français sont en vente. Les actuels propriétaires ont du mal à investir et à développer cette activité. Or les grosses fortunes françaises ont déjà perdu beaucoup d'argent et ne veulent plus investir. En revanche, les investisseurs étrangers sont attirés par notre football. Pas tellement pour notre championnat, contrairement à ceux qui investissent en Angleterre, mais pour la réputation et le savoir-faire de notre formation.

 

Qu'ont-ils à y gagner ?

Pour certains, comme le Qatar ou des investisseurs chinois, il y a une dimension politique. Le gouvernement chinois a fait du développement du football une priorité absolue. Ils viennent en France pour se donner une légitimité et chercher un savoir-faire. Pour d'autres, notamment les Américains, c'est davantage une logique de business. Ils ont déjà beaucoup investi en Angleterre, la France est un nouveau terrain à explorer pour dégager des revenus. D'autant plus que le foot est en plein boom chez eux.

 

Est-ce une bonne nouvelle pour les clubs hexagonaux ?

Grâce à ces nouveaux acteurs, notre championnat va progresser, se dynamiser. Mais tous ne vont pas se comporter comme les Qatariens l'ont fait avec le PSG et investir massivement. A Sochaux, par exemple, une fois le club acheté, le propriétaire (NDLR : Ledus) a eu ce qu'il cherchait : le centre de formation et une présence en France. Il ne va pas plus loin. A Lens, après avoir mis 24 MEUR la première année, Mammadov a décidé de ne plus investir. Et il est devenu insaisissable... Il est difficile de se ...

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