Pour Boris Johnson, le Brexit peut être négocié en moins de deux ans

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 (Actualisé avec réunion à Bruxelles) 
    LONDRES, 22 septembre (Reuters) - Le gouvernement 
britannique lancera la procédure officielle de sortie de l'Union 
européenne en début d'année prochaine et le Brexit pourra 
peut-être être négocié en moins de deux ans, a estimé jeudi le 
ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson. 
    Seul le Royaume-Uni est habilité à initier la procédure en 
invoquant l'article 50 du traité européen de Lisbonne, qui 
gouverne une sortie de l'UE et fixe un délai de deux ans pour 
définir les modalités de la séparation. 
    "Ce que nous faisons, c'est que nous discutons pour le 
moment avec nos amis et partenaires européens en considérant que 
vous verrez dans les premiers mois de l'année prochaine la 
lettre invoquant l'article 50", a dit Boris Johnson lors d'une 
interview accordée à la chaîne de télévision Sky News depuis New 
York, où se tient l'Assemblée générale annuelle des Nations 
unies. 
    "Dans cette lettre, a poursuivi le secrétaire au Foreign 
Office, je suis certain que nous fixerons certains paramètres de 
la manière dont nous proposerons de procéder." 
    "Donc nous invoquons l'article 50 dans les premiers mois de 
l'année prochaine. Nous avons deux ans pour nous retirer. Je ne 
pense pas vraiment que nous devrons nécessairement y consacrer 
deux années entières mais nous verrons." 
    Dans l'intervalle, et avant que Michel Barnier, désigné par 
la Commission européenne pour diriger les négociations sur le 
Brexit, ne prenne ses fonctions, le 1er octobre, des contacts 
sont en cours entre Londres et ses partenaires européens. 
    Une réunion s'est ainsi tenue mardi entre Oliver Robbins, 
haut fonctionnaire britannique chargé de préparer la sortie de 
l'UE, et les ambassadeurs de plusieurs pays européens en poste à 
Londres, a-t-on appris auprès de sources européennes. 
    Au cours de cette réunion, une première dans ce format 
depuis la victoire du Brexit au référendum du 23 juin et 
l'arrivée de Theresa May au poste de Première ministre, Robbins 
a souligné que Londres, avant de lancer officiellement les 
négociations, attendait un signal de l'UE sur le type d'accord 
de divorce que les Vingt-Sept étaient prêts à accepter. 
    "Le message était: 'Nous voulons pouvoir regarder vos 
visages et saisir si ce que nous proposons est raisonnable. Nous 
voulons éviter les surprises'", a rapporté à Reuters une de ces 
sources européennes. 
    Un autre responsable européen, parlant des Britanniques, a 
déclaré: "Ils ne semblent pas s'être décidés sur quoi que ce 
soit." 
    Cette réunion s'est tenue, d'après une de ces sources, à 
l'invitation de la Slovaquie, qui assume la présidence tournante 
de l'Union européenne. 
    Côté slovaque, aucune source n'a voulu confirmer ou 
commenter cette réunion. Une source britannique a dit "ne pas 
reconnaître ce qui est à l'évidence un compte rendu confus et 
contradictoire de la réunion". 
 
 (Elizabeth Piper avec le bureau de Bruxelles; Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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