Pour 2017, Hollande met en garde contre le risque autoritaire

le
3
    PARIS, 2 août (Reuters) - François Hollande a mis en garde 
mardi contre le risque autoritaire dans la perspective d'une 
campagne présidentielle qui sera fortement marquée par la menace 
terroriste. 
    Face à une opinion bouleversée et un débat politique 
envenimé par les récents attentats de Nice et 
Saint-Etienne-du-Rouvray, le président a répété qu'il fallait 
répondre à cette violence par la démocratie et l'Etat de droit. 
    "On voit bien que la tentation autoritaire existe et qu'elle 
peut saisir les opinions publiques parfois troublées, en se 
disant qu'il vaut mieux une autorité qu'un risque", a-t-il dit 
en aparté à des journalistes, lors d'une rencontre avec 
l'Association de la presse présidentielle. 
    "La démocratie suppose que l'autorité soit exercée mais 
entre l'autorité et un régime autoritaire, c'est une différence 
non pas de degré mais de nature", a-t-il ajouté, alors que les 
sondages prédisent un bon score du Front national en 2017. 
    Avec les attentats, "c'est la démocratie qui est à 
l'épreuve, comment répondre aux actes terroristes ?", s'est 
interrogé le chef de l'Etat. 
    Il a de nouveau répondu aux critiques des Républicains, qui 
demandent d'encore renforcer l'arsenal sécuritaire. 
    "Si à chaque attentat on dit 'il faut une loi de plus', mais 
jusqu'où va-t-on aller ?", a-t-il dit. 
    Protéger les Français est la priorité, a-t-il poursuivi, 
"mais nous devons aussi faire que la démocratie soit la réponse 
et que nous trouvions en nous-mêmes et dans nos textes la 
capacité de rester dans ce qu'on appelle l'Etat de droit". 
    "Voilà l'enjeu de ce qui va être les prochains débats, bien 
avant même l'élection présidentielle, et ce sujet est déjà saisi 
par un certain nombre de candidats ou de candidats possibles", 
a-t-il souligné. "La démocratie, c'est aussi la grande question 
par rapport à la tentation autoritaire que l'on voit surgir." 
    Candidat potentiel à sa réélection, le chef de l'Etat a fait 
l'éloge du débat politique, estimant "qu'il n'y a pas de 
démocratie sans politique". 
    "Faire de la politique autrement ? Comme si ça existait...", 
a-t-il par ailleurs jugé. 
 
 (Elizabeth Pineau et Jean-Baptiste Vey, édité par Simon 
Carraud) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M5441845 il y a 4 mois

    Entre l'autorité et le terrorisme, mon choix est déjà fait.

  • masson33 il y a 4 mois

    Il y a toujours le choix d'une autre politique...sauf pour les incompétents. ..

  • cavalair il y a 4 mois

    garde tes conseils pour toi tu es nul pepere