Portugal-Conditions réunies pour un gouvernement de gauche, dit le PC

le , mis à jour à 20:37
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(actualisé tout du long) par Andrei Khalip LISBONNE, 6 novembre (Reuters) - Deux formations à la gauche de l'échiquier politique ont conclu avec les socialistes un accord pour faire tomber le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho, minoritaire au Parlement, et lui substituer un gouvernement de gauche. Le PCP (Parti communiste portugais) a indiqué vendredi être parvenu à une position commune avec les socialistes à l'issue d'une réunion qui s'est tenue mercredi, permettant ainsi aux socialistes de constituer un gouvernement qui s'appuierait sur une majorité en sièges au parlement. Le Bloc de gauche (gauche anti-austérité) a annoncé lui aussi vendredi qu'il avait conclu un accord avec le Parti socialiste portugais en vue de former un gouvernement de coalition. Le gouvernement de coalition de centre droit dirigé par le conservateur Pedro Passos Coelho, dont le Parti social-démocrate (PSD) est arrivé en tête des élections législatives du 4 octobre, a prêté serment il y a une semaine, sans avoir de majorité à l'Assemblée dominée par l'opposition de gauche. Pedro Passos Coelho a reconnu vendredi qu'il risquait fort de se retrouver dans l'opposition dès la semaine prochaine, quand il présentera son programme au Parlement. Le vote des députés est prévu mardi ou mercredi. "Si les socialistes m'empêchent de poursuivre ma tâche et si je me retrouve de fait dans l'opposition, j'assumerai mes responsabilités", a-t-il dit. Le Bloc de gauche a précisé que l'accord conclu avec les socialistes visant "à défendre les emplois, les salaires et les retraites" face au programme d'austérité défendu par Passos Coelho. Les socialistes avaient averti cette semaine qu'il importait de conclure rapidement avec le reste de la gauche un accord, avant de chercher à renverser le cabinet de centre droit la semaine prochaine au parlement. Les socialistes assurent qu'ils peuvent former un gouvernement de gauche soutenu par une majorité qui respectera les règles budgétaires européennes. Mais la gauche de la gauche, notamment le PCP, a par le passé rejeté les limites budgétaires imposées par Bruxelles et a plusieurs autres divergences idéologiques de taille avec les socialistes. Certains, au Parti socialiste, sont d'ailleurs plus favorables à une coalition centriste qu'à un accord avec la gauche radicale. Le comité central du PCP doit tenir réunion dimanche. (Avec Shrikesh Laxmidas et Axel Bugge; Guy Kerivel et Eric Faye pour le service français)

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  • zouquett le vendredi 6 nov 2015 à 20:58

    un président vendu qui nomme un premier ministre de la minorité issue des élections . Belle leçon de démocratie ..

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