Portugal-Belgique, le match d'après

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Portugal-Belgique, le match d'après
Portugal-Belgique, le match d'après

Une semaine jour pour jours après les attentats de Bruxelles, le Portugal reçoit la sélection belge à Leiria. Si les supporters des Diables rouges sont pour beaucoup frustrés de voir ce match se jouer ailleurs que chez eux, les Portugais promettent un accueil chaleureux et un hommage aux victimes.

C'était trop. Trop dangereux, trop irresponsable compte tenu du niveau d'alerte - alors de niveau 4 en Belgique et depuis repassé un cran en-dessous - pour que l'Union belge, ainsi que les autres autorités, laissent ce match de gala entre les Diables rouges et la bande à Cristiano Ronaldo se dérouler au stade Roi Baudouin. Une semaine après les attentats de l'aéroport international de Zaventem et de la station de métro Maelbeek, il était difficilement concevable de mobiliser un millier de policiers, alors que plusieurs suspects liés aux attaques de Bruxelles et Paris courent toujours. Même pour accueillir le meilleur joueur européen. Même pour jouer à domicile ce match si important dans l'optique de la préparation de l'Euro 2016. Aussi frustrant que cela puisse être pour les supporters des Diables, l'Union belge a bien fait d'accepter la proposition de la Fédération Portugaise de Football (FPF) d'annuler le match dans un premier temps, puis de le faire jouer dans le fort joli (et peu utilisé) stade de Leiria. Car le seul moyen de sauver le côté sportif était bien de déplacer l'événement au Portugal.

"Moi, je voulais jouer en Belgique"


La décision ne fait évidemment pas l'unanimité chez les supporters belges, qui avaient déjà loupé un match contre l'Espagne au lendemain des attentats de Paris, le 13 novembre 2015. Certains pensent que le Belgique-Portugal aurait dû se jouer au stade du Heysel (l'ancien nom du Stade Roi Baudouin), pour montrer aux terroristes que le peuple ne s'était pas laissé intimider et qu'il était hors de question de leur laisser penser que cela puisse être le cas. D'autres, sont plus compréhensifs, plus résignés. Si la marche contre la peur, qui devait se tenir dimanche, a été reportée pour des raisons de sécurité, si la date de réouverture de l'aéroport de Zaventem reste inconnue pour les mêmes raisons, les autorités n'avaient aucune raison de réserver un traitement de "faveur" à un match de football. C'est ainsi que raisonne la deuxième catégorie de supporters. S'il n'est pas spectateur, Marc Wilmots fait plutôt partie du premier groupe. "Moi je voulais jouer ici (en Belgique). Pour leur montrer que si les événements terribles ont secoué le pays, la vie y a vite repris comme avant pour la majorité des gens", a déclaré le sélectionneur belge sur RTL info.

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