Portugal : avis de tempête

le
0
Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, à Ajuda le 30 octobre.
Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho, à Ajuda le 30 octobre.

Le Portugal vient d'entrer dans une zone de turbulences dont nul, à ce stade, ne peut prédire l'issue. Le résultat des élections législatives organisées le 4 octobre ne semblait pourtant pas de nature à générer pareille instabilité. Le parti social-démocrate (centre droit) du Premier ministre sortant, Pedro Passos Coelho, a certes perdu la majorité absolue qu'il détenait dans la précédente assemblée ; il n'en a pas moins nettement devancé un parti socialiste en petite forme. À tel point qu'au lendemain du scrutin, beaucoup s'attendaient à ce que son leader, Antonio Costa, tire les enseignements de cet échec et démissionne.

Le président de la République a donc demandé à Passos Coelho de former un nouveau gouvernement minoritaire qui est entré en fonction le 30 octobre, mais ses jours semblent déjà comptés. Il ne devrait en effet pas survivre au vote de confiance qui aura lieu le 10 novembre, le PS, le parti communiste et le Bloc de gauche totalisant 122 députés sur 230.

Équipage inattendu

Ce n'est pas exactement le scénario que Premier ministre et le président de la République, Anibal Cavaco Silva, avaient imaginé. En premier lieu parce que le chef de file des socialistes, Antonio Costa, avait préalablement laissé entendre qu'il ne s'opposerait pas à la constitution d'un gouvernement minoritaire. En outre, ce front du refus semble trop hétérogène pour incarner une alternative durable et Costa risque d'avoir...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant