Ports : une réunion est prévue mardi

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Les syndicats portuaires, qui se retrouvent mardi à Paris, n'excluent pas un durcissement du mouvement si aucune avancée dans les discussions n'est constatée.

Les grévistes des ports français ne lâcheront rien jusqu'à mardi au moins. C'est en effet le jour choisi par la Fédération nationale des Ports et Docks CGT (FNPD CGT) pour réunir à Paris les secrétaires généraux de la cinquantaine de syndicats portuaires adhérents. Ces derniers discuteront des suites à donner au mouvement de grève qui touche les principaux ports français.

Depuis vendredi, des arrêts alternés entre dockers et agents portuaires perturbent fortement l'activité. A Nantes/Saint-Nazaire, aucune activité ou presque n'est prévue sur les terminaux jusqu'à mardi, à 6 heures.

Ce dimanche, le mouvement se poursuit pour le troisième jour consécutif. Samedi,à Nantes/Saint-Nazaire, sept bateaux étaient bloqués à quai et douze au large. À Fos, le trafic marchandises était perturbé à hauteur de 80-90% ce weekend, tandis qu'à Marseille-Est, il était paralysé à 100% pour les conteneurs. Daniel Manca, secrétaire général CGT des dockers du port, invite même les croisiéristes à «éviter Marseille». Au Havre, deuxième port français, le mouvement se poursuivait aussi, bloquant notamment les terminaux conteneurs.

La grève pourrait d'ailleurs traverser les frontières. L'International Dockworkers Council (IDC),qui regroupe des syndicats de dockers et d'agents des ports européens, appelle tous ses adhérents à se joindre au mouvement français par «solidarité». «En premier lieu, cela signifie refuser de traiter les navires détournés des ports français. Il est aussi très important que vous manifestiez votre solidarité en envoyant des lettres de soutien et de condamnation aux employeurs et au gouvernement», lit-on dans un courrier adressé au syndicat des dockers du Havre.

Départs anticipés

Les grévistes se mobilisent afin de défendre leur droit à un départ anticipé en retraite au titre de la pénibilité. La CGT des ports et docks veut faire valider un accord sur la prise en compte de la pénibilité trouvé fin octobre avec les organisations patronales, qui devait permettre des départs à la retraite quatre à cinq ans avant l'âge légal pour 5 à 6000 travailleurs portuaires, avec un financement reposant sur la branche mais également sur des fonds publics.

De son côté, le gouvernement demande une reprise des négociations «dans le cadre défini par la loi de novembre 2010 portant réforme des retraites», ce qui réduirait à deux ans l'anticipation des départs. Ainsi, moins de personnes seraient concernées.

Pour Jérémy Julien, secrétaire général adjoint de la CGT dockers au Havre, il est «incroyable de revenir sur tout ce qui était quasiment acquis». Serge Coutouris prévient: «La mobilisation est toujours au rendez-vous. On essaie de nous noyer dans le dossier des retraites, alors que notre dossier était complètement déconnecté depuis deux ans».

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