Portrait-robot du Français qui investit dans la pierre

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Il a 45 ans en moyenne, est un peu plus aisé qu’il y a 6 ans et investit 164.000 euros en moyenne. Profitant de taux de crédit immobilier très bas, il s’endette davantage et moins longtemps.

L’investissement immobilier a le vent en poupe. Séduits par des taux de crédits immobiliers incroyable bas, de plus en plus de Français investissent dans la pierre. «L’investissement locatif devrait représenter cette année, 15,4% des logements construits, contre 14,2% en 2015», note une étude du Crédit Foncier. Alors que le rendement des placements est aujourd’hui sinistré, la pierre est devenue le placement préféré de 65% des Français interrogés par le Crédit Foncier (6000 personnes) pour se constituer une épargne. Loin devant l’assurance-vie (19%), le livret d’épargne sécurisé, tel que le Livret A (11%) et les marchés financiers (10%).

Qui sont les investisseurs? Ils ont 45 ans en moyenne (69% des sondés ont plus de 40 ans) et ils sont de plus en plus aisés: ils gagnent 69.300 euros par an (revenu médian des personnes interrogées), soit 9% de plus qu’en 2010. La plupart d’entre eux investissent dans un appartement (92%) de 45 m2 en moyenne. «Depuis plusieurs années, les investisseurs se tournent très majoritairement vers les petites surfaces (2 pièces ou studio pour près de la moitié d’entre eux)», souligne l’étude. Ce qui peut poser parfois problème, puisque les promoteurs tiennent compte de ces demandes et construisent dans certains cas des immeubles comportant majoritairement des petites surfaces et pas suffisamment de plus grands appartements également demandés par les locataires.

Les investisseurs paient en moyenne 164.000 euros le logement dans lequel ils investissent. Mais l’étude note d’importantes disparités régionales: 209.000 euros en Ile-de-France et 165.000 en Pays-de-Loire. Profitant de taux extrêmement de crédits immobiliers extrêmement bas, ils s’endettent davantage que par le passé (ils empruntent 98% de la valeur du bien contre 94% en 2010) et moins longtemps (19 ans et 10 mois en moyenne, contre 20 ans et 6 mois en 2010), souligne le Crédit Foncier.

Concentration des investissements dans cinq régions

Où achètent-ils? Majoritairement dans cinq régions, qui à elles seules concentrent 79% des transactions (en2015): 26% des opérations ont lieu en Occitanie (nouvelle région composée de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon) , 19% en Ile-de-France, 12% en Auvergne-Rhône-Alpes, 11% en Nouvelle Aquitaine et 11% en Provence-Côte-d’Azur. «La concentration dans ces régions continue à s’accentuer», explique l’étude.

Les investisseurs veulent avant tout réduire leurs impôts

Au fil des ans, les motivations des investisseurs restent les mêmes: se constituer un patrimoine (47% des sondés), obtenir des revenus complémentaires à la retraite (46%) et surtout réduire ses impôts (50%). La carotte fiscale est d’ailleurs la première motivation des personnes achetant un logement neuf (contre 16% de ceux investissant dans l’ancien). Ces derniers bénéficient notamment du dispositif Pinel, qui permet de réduire sa note fiscale pendant 6,9 ou 12 ans (selon la durée, la réduction d’impôts est alors de 12, 18 ou 21 %). Plus de la moitié (54%) de ces investisseurs envisage de revendre leur bien plus tard, sûrement à la fin de la réduction fiscale.

Plus de la moitié de ceux ayant acheté un logement neuf, prévoit de le revendre

Les programmes d’investissement locatifs neufs étant très concentrés sur le territoire, la majorité des investisseurs (62%) achètent un logement neuf loin de leur domicile. Ce qui peut parfois poser problème. En particulier lorsque l’acquéreur ne s’est pas rendu sur place pour visualiser le projet et faire une étude du marché locatif (y a-t-il des locataires pour louer un bien dans le quartier).

En revanche, ceux qui investissent dans de l’immobilier ancien, privilégient les biens près de chez eux (67%). Et seuls 30% d’entre eux envisagent de le revendre plus tard, nous apprend l’étude du Crédit Foncier. Quoi qu’il en soit, plus des trois quarts des Français sondés ayant réalisé un investissement locatif au premier semestre (82%), se disent «satisfaits» de leurs choix...

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