PORTRAIT-Castaner, fidèle de la première heure, propulsé porte-parole

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    PARIS, 17 mai (Reuters) - Fidèle de la première heure, 
Christophe Castaner se voit confier le porte-parolat du 
gouvernement et les relations avec le Parlement, une nomination 
à valeur de symbole pour cet élu du Sud-Est peu connu du grand 
public qui incarne la recomposition politique prônée par 
Emmanuel Macron.  
    Porte-parole du candidat d'En Marche!, le député des 
Alpes-de-Haute-Provence avait fait savoir ces derniers jours 
qu'il était disponible pour rejoindre le gouvernement du 
juppéiste Edouard Philippe. L'appel aura été entendu.   
    Après 30 ans passés au Parti socialiste, le maire de 
Forcalquier a officiellement coupé les ponts avec la rue de 
Solferino le 6 mars dernier en annonçant qu'il suspendait son 
appartenance au parti et qu'il apportait son parrainage à 
Emmanuel Macron. 
    "Depuis plus de 30 ans que je suis militant au Parti 
socialiste, je vis quotidiennement nos forces, nos réussites 
mais aussi nos faiblesses", a-t-il souligné dans un lettre 
adressée à l'époque à Jean-Christophe Cambadélis.  
    "Depuis plus de 30 ans, je vis, hélas, nos échecs 
collectifs, notamment contre le chômage de masse ou les 
difficultés pour réussir l'intégration. Depuis plus de 30 ans, 
je vois notre Parti socialiste se replier sur lui-même et 
vieillir doucement".     
    A 51 ans, Christophe Castaner explique "être tombé" amoureux 
d'Emmanuel Macron, "une personne de cette gentillesse, de cette 
intelligence, de cette agilité, on en rencontre une fois dans sa 
vie."  
    "J'étais déjà sur une ligne sociale-démocrate rocardienne, 
le rapprochement a été facile", ajoute-t-il dans un entretien à 
La Croix début mai.     
    En décembre 2015, lors des élections régionales, il s'était 
fait connaitre au niveau national en se désistant au second tour 
au profit de Christian Estrosi (Les Républicains) pour faire 
barrage à Marion Maréchal-Le Pen (Front national) arrivée en 
tête.  
    "Pour certains, je suis alors devenu le traître, le salaud", 
se souvient-il, dans les colonnes du quotidien catholique. 
"J'étais face aux mêmes gens qui, dans l'entre-deux-tours, ont 
fait l'amalgame entre Macron et Le Pen." 
    Proche d'Emmanuel Macron, il expliquait en octobre au 
Dauphiné qu'il l'accompagnait, le conseillait et "l'engueulait" 
quand il le fallait.   
 
 (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse) 
 
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