PORTRAIT-Baylet, baron de la politique française, entre au gouvernement

le
2
    PARIS, 11 février (Reuters) - Le radical de gauche 
Jean-Michel Baylet, qui a hérité jeudi du ministère de 
l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités 
territoriales, est l'un des plus emblématiques barons de la vie 
politique française. 
    Il s'agit du quatrième portefeuille pour celui qui était 
président du Parti radical de gauche (PRG) et PDG du groupe de 
presse La Dépêche : il a été secrétaire d'Etat aux Relations 
extérieures (1984-86), secrétaire d'Etat chargé des 
Collectivités locales (1988-90), puis ministre du Tourisme 
(1990-1993). 
    En août 2011, l'élu de 69 ans avait décidé à la surprise 
générale de se présenter à la primaire socialiste, occupant une 
place à part dans la course présidentielle, où il a fait 
entendre sa différence. 
    Partisan du mariage homosexuel et de l'euthanasie, défenseur 
militant de la laïcité et d'une Europe fédérale, il se targue 
d'avoir des positions en avance sur ses rivaux. 
    Il prône la légalisation du cannabis, déplorant les 
"conservatismes et les clichés" sur le sujet. 
    La forte médiatisation de la primaire lui a permis 
d'accroître sa notoriété. Mais au soir du premier tour, le 9 
octobre 2011, Jean-Michel Baylet réalise un score de 0,64%. 
    Il rallie alors François Hollande pour le second tour et 
obtient la nomination au sein du gouvernement Ayrault de Sylvia 
Pinel et d'Anne-Marie Escoffier, donnant à son parti un 
représentation équivalente à celle des écologistes. 
    En 2014, il obtient un ministère, le Logement, pour Sylvia 
Pinel et deux secrétariats d'État, confiés à Annick Girardin et 
Thierry Braillard dans le gouvernement Valls. 
     
    UN "CUMULARD" QUI ASSUME 
    Elue en décembre 2015 première vice-présidente de la région 
Midi-Pyrénées Languedoc Roussillon, Sylvia Pinel avait 
officialisé début janvier son départ du gouvernement. 
    Classé en 2013 "3ème cumulard de France" par l'hebdomadaire 
L'Express - il avait alors quatre mandats - Jean-Michel Baylet 
avait dit totalement assumer, alors que François Hollande a mis 
fin à ces pratiques. 
    "Les élus doivent être des élus de proximité. Je considère 
que le cumul est un gage d'efficacité quant à la capacité à 
régler les gros dossiers qui ne se règlent pas en province mais 
qui continuent à se régler à Paris. Donc, tout ce débat est 
totalement démagogique", expliquait-il sur Europe 1. 
    Jean-Michel Baylet a perdu depuis son mandat de sénateur et 
la tête de son Conseil général. 
    Il a été reconduit à la tête des radicaux de gauche en 
septembre 2012 pour un dernier mandat, expliquant vouloir 
"préparer l'accès d'une nouvelle génération à la direction du 
PRG". 
    En février 2013, il s'est déclaré fervent partisan du droit 
de vote des immigrés aux élections locales mais également 
nationales. 
    Né le 17 novembre 1946 à Toulouse, il est le fils de 
l'ancien député radical Jean Baylet. Après des études de droit, 
il a mené conjointement une carrière politique et une carrière 
d'homme de presse dans le groupe familial. 
    Entré comme journaliste à "La Dépêche du Midi" en 1971, 
l'ex-maire de Valence-d'Agen en est devenu le PDG en 1995, 
succédant à sa mère.  
    Il s'est lancé en politique en 1973 en fondant avec Robert 
Fabre le Mouvement des radicaux de gauche (MRG), qui sera 
renommé Parti radical socialiste, puis Parti radical de gauche 
en 1998. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7361806 il y a 12 mois

    Voila un bon socialiste millardaire héritier de sa maman il lui avait meme succédé à la présidence du conseil général. Cela lui a valu la qualificetion par le monde de veau sous la mère

  • M7361806 il y a 12 mois

    Avec BAYLET la FRANCE progresse !L e soldat BAYLET gaudillot de HOLLANDE est enfin reclassé depuis un an il a été battu aux sénatoriales a la présidence du Tarn et garonne .