PORTRAIT-A 43 ans, Justin Trudeau rentre à la maison

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OTTAWA, 20 octobre (Reuters) - Le nouveau Premier ministre canadien, Justin Trudeau, va bientôt revenir dans la maison où il a grandi. Le chef du parti libéral, fils de l'ancien Premier ministre Pierre Trudeau, a mené son parti à une victoire aussi éclatante qu'inattendue aux élections législatives de lundi au Canada. ID:nL8N12K01T A 43 ans, il va pouvoir reprendre ses habitudes au 24 Sussex Drive, à Ottawa, dans la résidence du chef du gouvernement où il a passé les douze premières années de sa vie, avec une brève interruption de quelques mois, lorsque son très charismatique père dirigeait le pays. Avec son physique de jeune premier, souvent raillé par des adversaires politiques, Justin Trudeau a suscité pendant la campagne électorale un engouement populaire qui n'est pas sans rappeler la "Trudeaumania" qui avait porté son père au pouvoir en 1968. Trois ans plus tard, le jour de Noël 1971, le petit Justin entrait dans la lumière, pour ne plus la quitter jusqu'à la défaite de Pierre Trudeau en 1984. Justin Trudeau est brièvement revenu sur le devant de la scène médiatique en prononçant un émouvante eulogie lors des obsèques de son père, en 2000, avant d'être élu député en 2008 et de conserver son siège trois ans plus tard, malgré la déroute du parti libéral. "Devoir vivre avec le fait d'être le fils de mon père ne m'est pas soudain tombé dessus quand je suis devenu député. C'est une chose avec laquelle j'ai vécu toute ma vie", a-t-il dit à Reuters lors d'un entretien accordé en janvier dernier. "C'est ce que j'ai à proposer qui compte." Ancien enseignant et moniteur de snowboard, Justin Trudeau, père de trois enfants, avait hésité à prendre les rênes du parti libéral en 2013. Son élection avait fait naître chez les électeurs lassés de la rigueur du parti conservateur des espoirs qui semblaient pourtant retombés lorsque la campagne électorale a débuté cet été. C'était l'époque où les conservateurs ne manquaient pas une occasion de moquer son manque d'expérience et son incapacité présumée à diriger le pays en ponctuant leurs critiques d'un méprisant: "Belle coupe de cheveux, cela dit". Mais le fils prodigue, grand admirateur de Barack Obama, a mené campagne tambour battant en promettant comme le président américain un "vrai changement" à ses compatriotes qui ne demandaient qu'à se laisser convaincre. (Leah Schnurr; Tangi Salaün pour le service français) )

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