Porto Rico s'enfonce dans la crise de la dette

le
0
Devant le capitole à San Juan, la capitale du territoire de Porto Rico.
Devant le capitole à San Juan, la capitale du territoire de Porto Rico.

L’archipel est menacé de plusieurs défauts de paiement sans une action urgente du Congrès des Etats-Unis.

Porto Rico a franchi une nouvelle étape dans la crise de la dette que l’île traverse depuis maintenant près d’une décennie. Le gouverneur du territoire, Alejandro Garcia Padilla, a en effet annoncé, dimanche 1er mai, que la banque de développement gouvernementale (GDB) ne rembourserait pas une dette de 422 millions arrivée à échéance (366 millions d’euros).

« Face à l’incapacité de répondre aux demandes de nos créanciers et les besoins de notre peuple, je devais faire un choix », a-t-il déclaré, lors d’une allocution, ajoutant : « J’ai décidé que vos besoins de base étaient plus importants que quoi que ce soit d’autre. » Ecoles et hôpitaux étaient en effet menacés de fermeture, faute de moyens.

Le territoire de 3,5 millions d’habitants, qui a le statut d’Etat associé avec les Etats-Unis est confronté à une gigantesque dette de 72 milliards de dollars (près de 62,5 milliards d’euros). Si le moratoire qui vient d’être annoncé n’est pas le premier défaut de l’île – il s’agit en fait du troisième depuis 2015 –, il est de loin le plus important.

Les Portoricains fuient en masse A l’origine de cette situation, la décision des Etats-Unis en 2006 de supprimer les crédits d’impôt octroyés aux entreprises pour les inciter à investir sur l’île. La fin de cet avantage fiscal a provoqué le départ de milliers d’emplois. La crise financière de 2008 n’a fait qu’accélérer ce processus.

Face à une économie complètement déstabilisée, le territoire n’a eu d’autre choix que de recourir à la...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant