Porto ivre de fierté

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Porto ivre de fierté
Porto ivre de fierté

Comme d'habitude, Porto était "le bon tirage". Comme d'habitude, le club a endossé ce costume très léger avec grand bonheur. Et comme quelques fois, il a créé la surprise. Pour le plus grand bonheur de toute une ville. Et si rien n'est encore joué, l'heure est à l'ivresse au bord du Douro.

" Tout ce que fait le FC Porto touche mon cœur". Manoel de Oliveira, passé de l'autre côté le 2 avril 2015 ne serait sans l'ombre d'un doute resté insensible devant la victoire colossale de son club en ce mercredi de folie. Lui qui, en 1956, filmait des scènes de liesse dans l'ancien Estadio das Antas à l'occasion de la dernière journée d'un exercice qui couronnerait les Dragons du titre national aurait eu de quoi faire en ce15 avril 2015. Visages déformés par la joie, la rage, la soif de reconnaissance, ultras torse nu et même un homme âgé adressant un bras d'honneur au destin qui a dressé le grand Bayern Munich sur sa route

Il y avait tout et tout le monde dans un Dragao plein à craquer, mais il y avait surtout onze hommes morts de faim, prêts à bondir sur leur proie dès le coup d'envoi de ce quart de finale aller de Ligue des Champions. Et parmi eux, deux guerriers, Ricardo Quaresma et Jackson Martinez. Le génie incompris et le vaillant commandant, à peine remis de ses blessures qui repart au front pour livrer sa plus belle bataille face à un ennemi a priori trop grand, trop fort, trop tout. Mais pouvait-il vraiment en être autrement ? Porto n'est-elle pas, depuis la guerre civile de 1832-34, qui l'avait vu être assiégée en vain par les troupes royales de Miguel Ier pendant plus d'un an, la cidade invicta (ville invaincue)? Si. Et cette année, son club est –pour le moment- l'équipe imbattable de la plus prestigieuse des compétitions. Un joli clin d'œil à l'histoire.
Après Pâques revient le Quaresma
Comme deux siècles auparavant, Porto a été assiégée sans succès, la seule nuance avec la guerre civile résidant dans la durée de l'encerclement. Entre la 20e minute et la fin de la première période, le Bayern Munich a poussé les locaux dans leurs derniers retranchements, allant même jusqu'à marquer par le biais de Thiago Alcantara. 1-0 ? Non. 2-1. Car le siège allemand a été précédé par un énorme coup de massue et deux coups de baguette magique. Le premier est l'œuvre de Jackson Martinez, plus Tigre que Cha cha cha hier, dont le pressing a raison de Xabi Alonso et coûte un pénalty prématuré au leader de Bundesliga. Le reste, Ricardo Quaresma s'en est chargé. D'ailleurs, qui d'autre pouvait le faire ? Avec Hélton, gardien désormais remplaçant, il est le dernier héritier d'une glorieuse lignée dont le rêve européen avait été annihilé par Manuel Neuer du temps où ce dernier…




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