Porte-drapeau à Sotchi, Lamy-Chappuis est ravi de se sentir soutenu par les autres athlètes

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Porte-drapeau à Sotchi, Lamy-Chappuis est ravi de se sentir soutenu par les autres athlètes
Porte-drapeau à Sotchi, Lamy-Chappuis est ravi de se sentir soutenu par les autres athlètes

Jason Lamy-Chappuis, que ressentez-vous après cette nomination ?Une grosse fierté. Tous les trois, on n'était pas du tout dans la confidence, on ne savait pas du tout à quoi s'attendre. Ophélie David et Brian Joubert auraient mérité tout autant que moi. Je suis très fier et très heureux de représenter la France en tant que porte-drapeau.

Vous allez garder le drapeau jusqu'au début des Jeux et dormir avec ?(Rires) Non, non, je vais quand même le laisser à un moment ou un autre. Mais c'est quand même un sentiment exceptionnel. Je pense que lors de mon entrée dans le stade olympique pour la cérémonie d'ouverture, ça va être quelque chose d'incroyable, quelque chose à vivre dans une vie d'athlète. Ce qui me fait plaisir, c'est de me sentir vraiment soutenu par les autres athlètes ; ils ont le sourire pour moi. Je me sens vraiment dans une famille olympique.

Avez-vous l'impression d'être investi d'une mission ?Oui, je représente les athlètes français aux JO et, de manière plus générale, la France. Je vais essayer de faire du mieux que je peux, de montrer l'exemple, et d'essayer de profiter pleinement de ces JO sans oublier le côté sportif, car l'objectif reste quand même de défendre mon titre olympique (ndlr : petit tremplin).

Comment voyez-vous ce rôle de porte-drapeau ?C'est un peu un rôle de capitaine de l'équipe de France, mais je le vois plus comme un exemple. Un exemple de ma victoire à Vancouver il y a quatre ans. J'espère avoir donné l'envie à d'autres de devenir champion olympique. Pour moi, ce sera de toute façon des JO exceptionnels, car tous les quatre ans les JO sont quelque chose d'incroyables à vivre. Je vais aussi essayer de soutenir les autres athlètes, d'aller voir d'autres compétitions une fois que j'aurais terminé les miennes.

« En tant qu'athlète, je n'ai pas vraiment le droit de m'exprimer »

Devenir porte drapeau, était-ce un de vos rêves d'athlète ?Ça ne faisait même pas partie de mes rêves, car j'avais l'impression que c'était inatteignable. Je ne me voyais pas porte-drapeau. C'est une grande fierté, un grand honneur, quand je vois les noms qui sont passés devant moi, ça me fait bizarre de faire partie de ces noms.

Vous êtes franco-américain, est-ce aussi un beau symbole ?Oui, je pense qu'il y a un symbole par rapport à cela, l'ouverture au monde. Je suis de maman américaine et de papa français. A un moment donné, les Américains m'avaient demandé de courir pour eux, mais pour moi ce n'était pas logique car je me sens vraiment français. J'ai été formé par des coachs français, j'ai appris à skier et à faire du saut à skis en France. C'est normal que je représente le drapeau tricolore.

Ce seront des Jeux Olympiques très politiques, vous sentez-vous concerné ?Forcément, on entend beaucoup de choses et il y a quelques polémiques au niveau politique. Mais en tant qu'athlète, je n'ai pas vraiment le droit de m'exprimer par rapport à cela. Nous, notre objectif est de donner le meilleur de nous-mêmes sportivement. Tout ce qui se passe à côté, ce n'est pas de notre ressort. Nous, on nous donne un terrain de jeu, et comme nous sommes un sport extérieur, il faut jouer avec les éléments.

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