Porte de Saint-Ouen, la détresse des réfugiés syriens

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Omar et sa famille sur le camp de migrants syriens porte de Saint-Ouen
Omar et sa famille sur le camp de migrants syriens porte de Saint-Ouen

Au bord du périphérique parisien, Walid-Abdoula, Omar, Mohammad et les autres discutent. Quelques journalistes, une dizaine de réfugiés, et ce bruit incessant des voitures roulant à quelques mètres seulement des premières tentes. La légère brise soufflant en cette fin d'après-midi propage l'odeur des déchets qui jonchent le trottoir. Sur les soixante migrants arrivés en ce mois de juillet, seules trois familles ont décidé de rester.

Pour eux, le temps administratif vient remplacer la guerre, les passeurs, le danger permanent sur les routes du Maghreb. Certains sont passés par Melilla, l'enclave espagnole au Maroc, porte d'entrée vers l'Europe. D'autres, comme Omar, ont préféré Gibraltar, puis la côte jusqu'à Barcelone. Ensuite, la France, pour finalement débarquer sur le bitume parisien. Ils sont les seuls à avoir refusé d'abandonner devant des procédures de demande d'asile qui peuvent prendre jusqu'à neuf mois.

L'attente, sur le trottoir

Michel Morzière, président d'honneur de l'association Revivre et ingénieur de formation, qui travaille sur la Syrie depuis plus de dix ans, vient sur place régulièrement, et tente d'apporter l'aide nécessaire en termes de traduction, d'explications : « C'est une situation extrêmement difficile, précaire pour les Syriens. [...] Ils ne savent même pas qu'il faut se régulariser. »

Il y a trois jours, un enfant a failli se faire...

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