Port-Saïd, capitale égyptienne de l'ultraviolence

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Les obsèques des personnes tuées lors des émeutes de samedi ont fait de nouvelles victimes.

À Port-Saïd

Quand Port-Saïd n'est pas une ville fantôme, elle est en deuil. Des milliers de personnes sont rassemblées devant la mosquée Maryam. Silence et prière. Puis, une grande clameur, et le cortège part enterrer ses morts au cimetière. Tareq Helbishy, rencontré sur le chemin, est calme, très calme: «On fait payer Port-Saïd pour acheter la paix ailleurs. Nous avons beaucoup de richesses, ici, avec la mer, le pétrole et le canal de Suez. On préfère être indépendants plutôt qu'obéir à ce gouvernement. Après les funérailles, on va brûler les commissariats et les sièges des Frères musulmans. Ils comprendront notre colère.»

Tareq Helbishy n'aura même pas à attendre la fin de la cérémonie. Le cortège s'approche du Club des forces armées, une résidence luxueuse réservée aux officiers, à proximité du Club de la police. Qui a tiré en premier? Qui a prov...



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