Port-au-Prince, ville en morceaux au temps du choléra

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À la veille de l'élection présidentielle, le chaos règne toujours dans la capitale haïtienne infestée par le choléra, un an après le séisme qui l'a dévastée.

Qui gouverne Haïti ? Le président René Préval ? Son palais, symbole du désastre du 12 janvier, est un château de cartes effondré. Agronome de formation dans un pays où l'agriculture est en déshérence, son mandat s'achève dans le marasme de l'après-séisme. Après lui, en février, son successeur devra à son tour composer avec les bailleurs internationaux qui financent à hauteur de 60 % le budget national.

Les Nations unies ? Elles n'en ont pas le mandat. Bill Clinton pilote la structure chargée de lancer les projets de reconstruction de Port-au-Prince, mais en codirection avec le premier ministre, Jean-Max Bellerive. Quant aux militaires de la Minustah, la force de stabilisation, ils sont perçus comme des occupants et envisagent de plier bagage à partir de l'année prochaine. «Minustah = Kolera», peut-on lire sur les murs. La population accuse le contingent népalais d'avoir importé l'épidémie en salissant une rivière.

Les Organisations non gouvernementale

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