Popole Misenga, réfugié olympique

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Popole Misenga, réfugié olympique
Popole Misenga, réfugié olympique

À son arrivée à Rio de Janeiro, jamais Popole Misenga n'aurait imaginé participer, trois ans plus tard, aux Jeux olympiques. Et pourtant, le 10 août prochain, les spectateurs de l'Arène Carioca numéro deux verront ce judoka de 24 ans, originaire de la République démocratique du Congo (RDC), se lancer dans son premier combat, sous les couleurs... olympiques ! Comme sa compatriote Yolanda Mabika, et huit autres athlètes de Syrie, du Soudan et d'Ethiopie, Popole fait partie de la première équipe de réfugiés de l'histoire de la compétition, créée par le Comité international olympique. Demain, cette délégation si particulière viendra clore le défilé des nations juste devant le pays hôte lors de la cérémonie d'ouverture.

 

« Je me sens de nouveau athlète. En tant que réfugié, j'avais l'impression d'avoir perdu mon identité, de n'être plus personne », confie-t-il. Dans le centre d'entraînement olympique de l'ONG Instituto Reação, une école de judo créée par le champion brésilien Flavio Canto, Popole Misenga semble à son aise. « Il y a un an, lorsqu'il a commencé à s'entraîner ici, les relations n'étaient pas aussi simples. Il pratiquait un judo agressif et n'hésitait pas à jeter les autres athlètes hors du tatami. Mais depuis, il s'est vraiment intégré au groupe. Et parfois, il s'amuse », souligne Geraldo Bernardes, son entraîneur.

 

Maltraité par son ancien entraîneur congolais

 

Le premier contact de Popole Misenga avec le judo s'est fait dans la douleur, à Kinshasa, la capitale de la RDC. Il n'a alors qu'une dizaine d'années et a fui son village, Bukavu, dans l'est du pays, dévasté par la guerre civile. Sa mère a été tuée, son frère et ses soeurs sont portés disparus. Comme des milliers d'autres orphelins, il est alors placé dans un centre sportif. Plus tard, il devient champion national et intègre l'équipe de RDC, avec laquelle il participe à des compétitions dans toute ...

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