Popolare Vicenza menacée par 1,65 md de dédommagements

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 (Actualisé avec précisions, contexte) 
    MILAN, 21 avril (Reuters) - Banca Popolare di Vicenza 
 IPO-BPVS.MI , la huitième banque italienne, a révélé jeudi 
qu'elle risquait de devoir verser 1,65 milliard d'euros de 
dédommagements à des clients mécontents. 
    Dans la notice d'information de son introduction en Bourse, 
autorisée jeudi par le régulateur financier italien (Consob), la 
banque parvient à cette somme en additionnant les recours déjà 
déposés par des clients qui avaient souscrit à ses titres et 
ceux en préparation. 
    Cette somme risque d'amoindrir sérieusement les effets 
bénéfiques sur son bilan de l'introduction en Bourse de 1,76 
milliard d'euros prévue dans les semaines à venir, souscrite par 
un nouveau fonds d'aide aux banques financé par le secteur 
bancaire lui-même. 
    Cette introduction en Bourse s'impose pour combler un 
déficit de fonds propres mis au jour par la Banque centrale 
européenne (BCE) et éviter à la banque la liquidation à la suite 
de grosses pertes. 
     La période de souscription à l'IPO durera du 21 au 28 
avril, 20% des titres étant réservés aux particuliers et le 
reste à des institutionnels italiens et étrangers, fait savoir 
Popolare di Vicenza  
    Dans la notice d'information de son IPO, la banque explique 
que les conditions ne sont pas réunies pour verser un dividende 
et que le capital disponible n'est pas suffisant pour répondre 
aux besoins financiers des 12 prochains mois. 
    Cette situation impose une augmentation de capital qui, si 
elle n'était pas intégralement souscrite, ne permettrait plus 
d'exclure "des mesures de résolution", ajoute-t-elle. 
    La majorité des 119.000 actionnaires de la banque sont de 
petits actionnaires. Certains de ceux qui ont engagé des 
procédures judiciaires affirment avoir été contraints d'acheter 
des actions pour obtenir un prêt. 
    L'IPO, attendue autour de 10 centimes d'euros par action, 
anéantira dans les faits l'épargne de milliers d'Italiens, dont 
certains avaient déboursé 62,50 euros pour chaque action il y a 
seulement deux ans. 
    "Les actionnaires vont disparaître et, sans surprise, se 
retourner vers les tribunaux", explique Roberto Lottici, gérant 
de fonds chez Ifgest à Milan. 
     
 
 (Francesca Landini et Stephen Jewkes; Wilfrid Exbrayat et 
Patrick Vignal pour le service français, édité par Marc Angrand) 
 
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