Pollution : la Guadeloupe en alerte à cause d'une «brume de sable»

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Pollution : la Guadeloupe en alerte à cause d'une «brume de sable»
Pollution : la Guadeloupe en alerte à cause d'une «brume de sable»

La pollution aux PM10 fait de nouveau parler d'elle. Cette fois, c'est la Guadeloupe qui est concernée par la pollution à ces particules dont la taille est intérieure à 10 microns, c'est à dire 0,01 mm.

Ce département des Caraïbes fait face à une «brume de sable» en provenance d'Afrique, un phénomène relativement courant dans les Antilles. La procédure d'alerte a été déclenchée au moins trois fois depuis le début de l'année 2015. «On est dans une espèce de couloir de poussière depuis l'Afrique jusqu'à nous qui est ininterrompu, alors qu'auparavant la brume de sable durait 3 ou 4 jours», explique Jack Molinié, maître de conférence à l'Université des Antilles en physique de l'atmosphère. Des recherches sont en cours sur ce phénomène qui touche aussi les autres îles des Antilles dont la Martinique.

«Le seuil d'alerte correspond à un niveau de concentration de polluants dans l'atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l'environnement justifiant l'intervention de mesures d'urgences», soulignent la préfecture et Gwad'air, réseau de surveillance de la qualité de l'air. Elles recommandent des mesures de prudence «aux catégories de la population particulièrement vulnérables et sensibles», telles qu'«éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe, éviter les activités physiques et sportives intenses, autant en plein air qu'à l'intérieur, reporter les activités qui demandent plus d'effort».

Les conditions de transport de ces poussières ont été concomitantes avec des conditions de soulèvement en Afrique : soulevées du sol, ces poussières, non pas constituées de sable mais «de terre, surtout d'argile», en provenance «du Tchad, mais aussi de la Mauritanie, du Mali, et un peu du désert sud marocain», montent «par des courants ascendants entre 2 000 et 3000 m d'altitude» ...

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