Pollution : l'inlassable traque des bateaux-poubelles de Robin des Bois

le , mis à jour à 01:31
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Pollution : l'inlassable traque des bateaux-poubelles de Robin des Bois
Pollution : l'inlassable traque des bateaux-poubelles de Robin des Bois

Le «Lion» a fini par mourir. Après 15 ans à pourrir dans le port de Valence, en Espagne, ce navire de commerce rongé par la rouille a fini par être démantelé en janvier. Jusqu’en 2011, le capitaine grec du «Lion of Olympia», qui en était devenu son propriétaire, était son seul occupant, fermement accroché à la barre de son «bébé», dont le funeste destin était pourtant inéluctable.

Comme des dizaines d’autres, cette histoire est rapportée par «A la casse». Le «bulletin d’information et d’analyses sur la démolition des navires», diffusé par l’association écologiste Robin des bois, va fêter ses dix ans. Une décennie au cours de laquelle il s’est imposé au niveau mondial comme le registre de référence des navires en fin de vie, «les bateaux hors d’usage» (BHU), selon la terminologie officielle.

Alors que le dernier numéro vient d’être mis en ligne, sa lecture fait à nouveau froid dans le dos. Car en dépit des vœux pieux des différents gouvernements, force est de constater que rien ne change, et que ces «bateaux-poubelles», sans cesse plus nombreux, continuent à être démantelés en marge des normes occidentales de sécurité et de retraitement des déchets.

Dernière destination, le Bangladesh, l'Inde, la Chine, le Pakistan ou la Turquie

Ainsi, suivant une courbe croissante amorcée par la crise de 2008, environ 1000 de ces carcasses flottantes effectuent chaque année leur dernier trajet, généralement en direction de l’Asie, où elles y sont cédées au poids de la ferraille, aux environs de 400 € la tonne, soit deux fois plus que si elles terminaient leur carrière en Europe, par exemple dans les chantiers de Gand (Belgique), Grenaa (Danemark) ou même Bassens, à côté de Bordeaux.

Dans les faits, les destinations les plus prisées se trouvent, dans l'ordre, au Bangladesh, en Inde, en Chine, au Pakistan et en Turquie. «Certes, le besoin en métal est réel dans ces zones, note Jacky ...

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