Pollution au cadmium dans le Gard : une vingtaine d'habitants portent plainte

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Pollution au cadmium dans le Gard : une vingtaine d'habitants portent plainte
Pollution au cadmium dans le Gard : une vingtaine d'habitants portent plainte

Une vingtaine d’habitants du Gard, contaminés au plomb, à l’arsenic et au cadmium, ont décidé ce jeudi de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, blessures involontaires et pollution de l’eau auprès du parquet du pôle santé de Marseille, rapporte France Info. Vivant près des anciennes mines de la commune de Saint-Félix-de-Pallières près d’Alès, ces habitant ont appris leur contamination le 11 février dernier après que des tests ont été effectués. La découverte de la pollution remonte à 2007 mais les riverains, médusés, n'en ont eu vent qu'en décembre 2014, lors d'une réunion publique avec le sous-préfet du Gard.

AUDIO. Des parents de jeunes enfants portent plainte

Chargée d'enquêter, l'Agence régionale de santé (ARS), rend son rapport en mai 2015 qui confirme des «teneurs en plomb et en arsenic exceptionnellement élevées» ainsi que des «teneurs importantes en cadmium, entre Anduze et Alès. Elle décide alors de mettre en place une veille sanitaire et, dans la foulée, un dépistage. Effectués sur la base du volontariat auprès de 675 habitants de cinq communes concernées (*), ces tests ont révélé des taux anormaux d'arsenic, cadmium et plomb sur 46 personnes, dont des enfants, vivant à proximité d'anciennes mines de fer et de zinc dans le Gard. Ces 46 personnes «présentent des imprégnations en métaux lourds, à savoir l'arsenic, le cadmium et le plomb», supérieures aux valeurs de référence, a précisé au journal l'Indépendant, la directrice générale de l'ARS Languedoc- Roussillon-Midi- Pyrénées, Monique Cavalier, lors d'une conférence de presse à la préfecture de Nîmes. «Mais on ne peut pas tirer de conclusion globale» sur un lien entre les imprégnations en métaux lourds et la pollution des sols à la suite d'une longue période d'activité minière, ajoute-elle.

Inspectrice de santé publique auprès de l'ARS, le Dr Béatrice Senemaud, explique qu'«il ...

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