Politis dénonce les méthodes de harcèlement de Free pour éviter les contraintes légales d'un plan social (enquête exclusive)

le
0
Politis dénonce les méthodes de harcèlement de Free pour éviter les contraintes légales d'un plan social (enquête exclusive)
Politis dénonce les méthodes de harcèlement de Free pour éviter les contraintes légales d'un plan social (enquête exclusive)

L'hebdomadaire Politis accuse le groupe Iliad, maison mère de Free, dirigé par Xavier Niel, d'avoir mis en oeuvre à partir de 2010 et de son lancement sur le marché de la téléphonie mobile une série de plans secrets visant à pousser au départ des salariés afin de réduire les coûts.Cette enquête, publiée jeudi, est étayée par de nombreux témoignages recueillis dans les filiales et centres d'appels du groupe auprès de salariés, syndicalistes, avocats, et notamment auprès d'un ancien RH du site marseillais du groupe, Giorgio Mariani, qui évoque "une machine à broyer".On y apprend que ces plans ont visé à "maquiller des licenciements" de salariés afin d'éviter les contraintes légales et financières qui auraient accompagné un plan social afin de réduire la masse salariale. Parmi les méthodes de "pression" utilisées: la "clause de mobilité", le "dossier à construire pour faute", le "fichage des salariés," la "répression syndicale" et un "management brutal".Lorsqu'aucune "négociation" de départ volontaire n'est possible, "diverses techniques de harcèlement sont mises en oeuvre: détérioration des conditions de travail, isolement physique et moral, demandes floues et répétées (...) une stratégie du bruissement qui consiste à mettre la pression et à attendre que les gens baissent les bras", explique l'ancien RH, cité dans l'enquête.L'hebdomadaire publie notamment un tableau détaillé d'un des plans, baptisé "Marco Polo", contenant un listing de 45 salariés indésirables.L'entreprise y évalue précisément le coût d'un plan social, nettement supérieur à une série de condamnations en cas de procédures des salariés aux prud'hommes.L'enquête, qui mentionne nombre de condamnations de la direction du groupe pour "licenciements abusifs", passe également en revue un certain nombre de personnages clefs dont ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant