Politiques : qu'est-ce qui les fait marcher ?

le , mis à jour à 08:54
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Politiques : qu'est-ce qui les fait marcher ?
Politiques : qu'est-ce qui les fait marcher ?

« En marche ! », proclamait Emmanuel Macron au printemps en lançant son mouvement pour sonder les Français. Sauf que ce sont surtout ses partisans qui ont usé leurs souliers dans des opérations de porte-à-porte. A l'inverse du ministre de l'Economie, plusieurs élus ont décidé d'arpenter eux-mêmes les chemins et de braver la fatigue pour prendre le pouls du pays. Armée de son écharpe tricolore et de sa crème anti-ampoules, la députée écologiste du Calvados, Isabelle Attard, a traversé à pied, en avril, 80 communes des 161 que compte sa circonscription. « Après quatre ans de mandat, j'ai eu l'impression qu'il restait plein de gens que je n'avais jamais rencontrés, particulièrement ceux qui sont exclus de la sphère politique, témoigne l'ex-EELV. Plutôt que d'organiser des réunions où l'on voit toujours les mêmes, je me suis dit que c'était à moi d'aller à leur rencontre. »

 

Un sentiment partagé par le député PS des Alpes-de-Haute-Provence, Christophe Castaner : « Depuis le début de mon mandat, en 2012, j'ai reçu 2 400 personnes, note le maire de Forcalquier, qui s'est aperçu que ces rencontres formelles accroissaient le sentiment de rupture. Il fallait un temps différent pour recréer du lien. » Dans deux semaines, du 28 août au 10 septembre, l'élu ira dans 40 des 97 communes de sa circonscription, soit 270 km à la force du mollet. « Quand j'en ai parlé à mon équipe, elle m'a traité de fou. Il faut dire que je ne suis pas un grand sportif », blague le tout juste quinquagénaire.

 

Renoncer aux «artifices du pouvoir»

 

Pour l'historien Jean Garigues - auteur d'« Elysée Circus », à paraître le 25 août chez Tallandier. -  ces initiatives sont « un symptôme de cette rupture du contrat de confiance entre les élus et leurs électeurs. Avant on marchait pour exprimer une protestation populaire. Maintenant, c'est pour essayer de comprendre et se rapprocher du peuple, ...

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  • frk987 il y a 4 mois

    La grosse majorité des zélus seraient pris par copinage comme gardien de parkings chez General Electric. Pas vrai FH ou Manolo ?????

  • frk987 il y a 4 mois

    Je n'ai jamais vu dans le privé embaucher un PDG du CAC40 avec un dipôle d'instituteur, ben c'est ce qui se passe pour nos zélus ou bien nos ministres, on voit le résultat.

  • frk987 il y a 4 mois

    Quand on a aucune intelligence pour réussir dans une entreprise, et qu'on veut vivre comme un nabab, que reste-t-il ? la politique, oh peut importe le parti.....et l'on s'étonne de 50% d'abstention. Mettons comme base de départ des vrais diplômes comme Central, X, Mines....là au moins les candidats auront un vrai choix soit gagner du fric en bossant dans le privé ou bien en gagner en politique grâce à ses propres compétences.

  • M940878 il y a 4 mois

    la réponse est simple : le pognon pris dans la poche du contribuable