Politiques monétaires accommodantes : un sevrage rapide s'impose

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Le siège de la BCE à Francfort. (© BCE)
Le siège de la BCE à Francfort. (© BCE)

Nous avons évoqué précédemment quelques uns des effets pervers de l'excessive générosité des banques centrales des pays développés, depuis bientôt huit ans. Ils sont de plus en plus évidents avec le temps. Alors pourquoi tarde-t-on à en sortir ? En réalité, dans une vision à très court terme, la plupart des acteurs, se satisfont du statu quo. Les gouvernements n'ont jamais assez de temps pour mettre en œuvre les réformes susceptibles de relancer la croissance sur des bases saines et s'abritent frileusement derrière la quasi gratuité de l'argent qu'ils empruntent.

Le FMI se voit épargner ainsi les concours d'urgence qu'il devrait accorder à ceux des pays en difficulté qui devraient financer leur endettement avec la prime de risque qu'ils méritent. Les marchés, pour leur part, sont totalement drogués à l'argent facile. Les marchés obligataires sont ainsi en bulle perpétuelle avec des taux nuls, voire même négatifs. Quant aux actions, il n'est que de constater leur fébrilité dans les heures qui précèdent les réunions des conseils de politique monétaire des banques centrales.

Un comportement d'addiction

On a donc l'impression que plus rien d'autre ne compte. Résultats des entreprises, géopolitique, données économiques fondamentales, les marchés semblent s’en ficher comme de l’an quarante. Au contraire, même, plus ces données de l’économie réelle semblent médiocres et plus les investisseurs les

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