Politique économique : Montebourg plaide pour un changement de cap

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Politique économique : Montebourg plaide pour un changement de cap
Politique économique : Montebourg plaide pour un changement de cap

A la veille de sa traditionnelle fête de la Rose, à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), Arnaud Montebourg fait entendre sa petite musique. Dans un entretien au «Monde» ce samedi, le ministre de l'Economie appelle à un changement de cap économique. «Nous devons apporter des solutions alternatives», «faire évoluer nos choix politiques» défend le locataire de Bercy

Un discours qui tranche avec celui du Premier ministre Manuel Valls qui martelait la semaine dernière encore qu'il était «hors de question» de changer de politique économique. Et François Hollande, il y a trois jours, qui voulait «aller plus vite et plus loin».

Pour Arnaud Montebourg, «la réduction à marche forcée des déficits est une aberration économique, car elle aggrave le chômage, une absurdité financière, car elle rend impossible le rétablissement des comptes publics, et un sinistre politique, car elle jette les Européens dans les bras des partis extrémistes».

«Hausser le ton» face à Berlin

Alors que François Hollande a affiché mercredi une volonté d'apaisement avec Berlin, après avoir essuyé début août une fin de non recevoir d'Angela Merkel alors qu'il appelait à une politique allemande plus favorable à la croissance, le ministre de l'Economie appelle au contraire à «hausser le ton». «Nous ne pouvons plus nous laisser faire», s'insurge-t-il. «Si nous devions nous aligner sur l'orthodoxie la plus extrémiste de la droite allemande, cela (...) signifierait que, même quand les Français votent pour la gauche française, en vérité ils voteraient pour l'application du programme de la droite allemande.» 

Si son discours se démarque de celui défendu par l'exécutif, le ministre assure ne pas avoir l'intention de quitter le gouvernement. «Je suis à mon poste de combat pour faire évoluer des politiques qui méritent d'être changées». 

Une voix discordante de plus dans la majorité, alors que ce samedi dans «Le ...

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  • fbordach le dimanche 24 aout 2014 à 06:54

    Pour Arnaud le Frétillant, ce n’est pas tous les jours simple de s’occuper à la fois des économies de la France et de son redressement productif. D’abord, des économies, le pays n’en a pas. Ensuite, pour ce qui est du Redressement, le pauvre Arnaud n’a pas franchement fait preuve, ces derniers temps, de beaucoup de vigueur. Cela ne se redresse pas des masses, dirait-on. Mais tout espoir n’est pas perdu !

  • opelin le samedi 23 aout 2014 à 17:02

    2017 approchant les rats vont commencer à quitter le navire pour pouvoir se poser en alternative crédible.

  • jfvl le samedi 23 aout 2014 à 16:44

    La grande G fait son come-back médiatique ...

  • JOG58 le samedi 23 aout 2014 à 16:38

    il plaide pour sa pomme ce faisant. Mettons a plat toutes les aides, d'assistanat et autres...

  • mucius le samedi 23 aout 2014 à 16:30

    Montebourg ne veut surtout pas faire d'économies : ça gênerait ses amis les fonctionnaires et les assistés qui vivent du racket des forces vives du pays avec la complicité de l'Etat. Surtout aucun effort ne doit être demandé à son électorat!

  • M8252219 le samedi 23 aout 2014 à 16:01

    PAROLES PAROLES TOUJOURS DES PAROLES ILS FAUT DES ÉCONOMIES. Réduire de moitié le nombre des députés et plafonner leurs indemnités revenus,frais et avantages à 5 fois le SMIG. Supprimer le sénat.rétablir la semaine des 40h pour tous.la retraite à 65 ans pour tous.3 jours de délai de carence en arrêt maladie pour tous.Supprimer les promotions à l'ancienneté dans la fonction publique.Réduire de moitié le nombre d'élus dans les nouvelles régions

  • jyth01 le samedi 23 aout 2014 à 14:57

    ya pas d'espoir...tant que ces incompétents n'auront pas compris que faire des économies au niveau de l'Etat, des collectivité et des entreprises publiques, est la seule solution pour se désendetter d'une part, et d'autre part redonner du mou aux entreprises et salariés du privé, tant qu'ils chercheront des boucs émissaires, on continuera à hypothèquer le futur de nos petits enfants. DEHORS!

  • M8252219 le samedi 23 aout 2014 à 13:52

    le système social français est mort RETOUR À LA RESPONSABILITÉ PERSONNELLE DES CITOYENS. Cette responsabilité que les gouvernements depuis Mitterrand ont tenter de nous enlever par des "friandises" du genre (droits acquis)pas de cotisation chômage, promotion automatique à l'ancienneté, pas de jour de carence en arrêt maladie,une prime pour ceux qui n'en n'ont pas encore,pour la seule catégorie de salariés ceux du secteur publique

  • M362321 le samedi 23 aout 2014 à 13:27

    Le moulin à vent change de direction.

  • NYORKER le samedi 23 aout 2014 à 13:05

    Vraiment une tête de premier de la classe , juste la tête car dans les faits c'est un bon dernier