Policière percutée par une voiture volée en Seine-et-Marne: 2 personnes écrouées

le , mis à jour à 21:15
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Le conducteur mineur et le passager de la voiture volée qui avait violemment percuté une policière qui souffre de multiples fractures en Seine-et-Marne, mis en examen et écroués ( AFP/Archives / JEAN-PIERRE MULLER )
Le conducteur mineur et le passager de la voiture volée qui avait violemment percuté une policière qui souffre de multiples fractures en Seine-et-Marne, mis en examen et écroués ( AFP/Archives / JEAN-PIERRE MULLER )

Le conducteur mineur et le passager de la voiture volée qui avait violemment percuté une policière jeudi en Seine-et-Marne ont été mis en examen et écroués samedi, a-t-on appris auprès du parquet de Melun.

"Le mineur a été mis en examen pour tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique et le majeur pour complicité", a déclaré à l'AFP la procureure de Melun, Béatrice Angelelli. "L'instruction permettra de déterminer le rôle exact de chacun."

Âgé de 16 ans, le conducteur avait été interpellé dès jeudi, de même qu'un autre mineur, mis hors de cause depuis. L'autre personne écrouée, âgée de 21 ans, s'était présentée spontanément au commissariat de Melun vendredi soir, reconnaissant être le passager du véhicule.

Jeudi matin, près de la gare de Saint-Pierre-lès-Nemours (Seine-et-Marne), la policière de 53 ans s'était retrouvée coincée entre un mur et une voiture repérée comme volée, dont les occupants tentaient de prendre la fuite.

Deux autres policiers avaient également été légèrement blessés.

Souffrant de plusieurs fractures, la fonctionnaire a été opérée jeudi soir. "Cette intervention s'est bien passée, elle avait parfaitement récupéré de l'anesthésie" vendredi matin, selon la préfecture de Seine-et-Marne, qui précise qu'elle aura besoin d'une "longue période de repos puis de rééducation".

Vu ses blessures, 45 jours d'interruption totale de travail (ITT) lui ont été prescrits provisoirement.

Le jour de l'incident, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait rappelé dans un communiqué la "détermination totale du gouvernement à interpeller et à sanctionner tous les auteurs de violences à l'encontre des représentants des forces de l'ordre", exprimant "son entier soutien à la policière".

Cette affaire survient alors qu'un mouvement de grogne des policiers, qui a fait tache d'huile avec des manifestations dans plusieurs villes de France depuis le 17 octobre avant de connaître un net reflux avec encore des rassemblements ponctuels dans quelques villes, est né après une violente attaque aux cocktails Molotov de quatre policiers à Viry-Châtillon (Essonne). Deux d'entre eux ont été grièvement brûlés.

Lors de la première manifestation policière à Paris, des centaines de policiers ont défilé, de manière quasi inédite, sur les Champs-Élysées en soutien à leurs collègues gravement blessés le 8 octobre à Viry-Châtillon.

Bravant leur devoir de réserve, les policiers réclament notamment plus d'effectifs et de moyens, des peines sévères pour leurs agresseurs et la révision des règles de légitime défense, avec un alignement sur celles s'appliquant aux gendarmes.

Le gouvernement, qui a tenté d'apaiser le mouvement des policiers en colère, a promis le 26 octobre que des "propositions" seraient faites au Parlement dès fin novembre en ce domaine, et le déblocage de 250 millions d'euros pour mieux équiper la police.

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