Policier poignardé à Paris : ouverture du procès

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Un massacre en plein Paris, rue de Rivoli, passé presque inaperçu. C'était le 4 mai 2013. Ce soir-là, Sylvain P., 36 ans, a raccroché son tonfa de gardien de la paix à la BAC de Nanterre pour se rendre à une fête entre collègues. Sur sa route, il croise trois individus (ou quatre - les témoignages varient) passablement éméchés et connus des services de police. Le policier en goguette leur fait une queue de poisson - l'instruction établira qu'elle est involontaire. Selon des témoins, les occupants du véhicule barrent, en représailles, la route à Sylvain, qui fait état de sa qualité de policier. Les agresseurs, qui affirmeront devant le magistrat instructeur que le fonctionnaire n'avait pas mentionné sa fonction, s'en prennent à lui. Malgré sa bombe lacrymogène actionnée, le grand gaillard s'écroule. Il reçoit trois coups de couteau alors qu'il est à terre. Le poumon et le foie sont touchés. Selon ses proches, il s'en sort par miracle et "grâce à sa carrure d'athlète". Il est ainsi sauvé grâce à la diligence des urgentistes de l'hôpital Georges-Pompidou."En danger"Ce jeudi après-midi, le trio de trentenaires originaires du Val-d'Oise, dont deux comparaissent détenus, vont s'expliquer sur ces violences volontaires avec arme. Une qualification pénale que regrette maître Catherine Braun : "La gravité des faits a été minimisée. Au départ, l'enquête a été ouverte pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité...

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