Police nationale : l'empire des syndicats

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Les représentants du personnel siègent au même titre que l'administration dans les commissions qui gèrent les évolutions de carrière des policiers.
Les représentants du personnel siègent au même titre que l'administration dans les commissions qui gèrent les évolutions de carrière des policiers.

Quand il s'agit d'élire ses représentants syndicaux, on vote plus chez les policiers que chez les enseignants. Si la participation aux élections professionnelles des fonctionnaires a reculé, ne s'élevant qu'à 52,8 %, l'écart entre la police nationale et le reste de la fonction publique est surprenant. Lors des dernières élections professionnelles, le 4 décembre, on est 41,75 % à avoir voté dans l'Éducation nationale contre 68 % chez les "flics". En 2006 et en 2010 déjà, plus de 82 % des gardiens de la paix s'exprimaient dans les urnes. Dans certains départements, les taux de participation sont "staliniens", avoisinant parfois les 90 %.La raison d'un tel écart s'explique en partie dans l'influence que peuvent avoir les syndicats policiers sur leurs ouailles. Une fois élus, les représentants du personnel siègent au même titre que l'administration dans les commissions. Ce sont ces dernières qui gèrent les évolutions de carrières : salaires, titularisations, mutations, changements de grade. Frédéric Lagache, le secrétaire général adjoint d'Alliance - le syndicat nouvellement majoritaire - n'hésite d'ailleurs pas à souligner l'importance de son rôle. "Nous sommes là, on écoute les préoccupations des gardiens de la paix et on les soutient." Comme lorsque 9 000 policiers se sont rassemblés en novembre, le syndicat a voulu interpeller le ministre de l'Intérieur sur la dégradation des conditions de travail et le manque de moyens. "On a...

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